"Un refus inacceptable qui ne peut plus se reproduire"

Le Premier ministre Guy Verhofstadt a reçu lundi matin Jean-Pierre Mutamba Tshampanga, l'ambassadeur de la République démocratique du Congo (RDC) à Bruxelles. Il l'avait convoqué à la suite du refus par Joseph Kabila de rencontrer le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht.

Belga

Le Premier ministre Guy Verhofstadt a reçu lundi matin l'ambassadeur de la République démocratique du Congo (RDC) à Bruxelles. Il avait en effet convoqué Jean-Pierre Mutamba Tshampanga à la suite du refus par le président congolais Joseph Kabila de rencontrer le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht dans le cadre d'une rencontre entre ce qu'on appelle la troïka ouverte de l'Union européenne et la République Démocratique du Congo (RDC). Le Premier minstre lui a redit que pour la Belgique, l'incident était «inacceptable ».

«Refuser un entretien avec le ministre des Affaires étrangères de Belgique revient à refuser un entretien avec le gouvernement belge », a ajouté le Premier ministre, qui a clairement indiqué à l'ambassadeur qu'un tel incident ne doit plus se reproduire, a annoncé le porte-parole de Guy Verhofstadt.

Le communiqué officiel diffusé après la rencontre précise que la Belgique entend agir de sorte à mobiliser l'Union européenne et la communauté internationale à consacrer l'attention et l'aide nécessaire à la République Démocratie du Congo.

«Au moment où le processus de transition est arrivé à une phase clé à l'approche des élections, la population congolaise mérite des dirigeants qui continuent à assumer leurs responsabilités, ainsi qu'une poursuite de l'appui et de l'encouragement internationaux. La Belgique s'inscrit entièrement dans cette approche et s'attend dès lors à ce que, du côté congolais, l'on participe à un dialogue constructif », dit encore le communiqué.

Enfin, le communiqué ajoute que le Premier ministre a exprimé son contentement face à la signature par les présidents de la région des Grands Lacs d'une déclaration solennelle d'engagement à établir la paix, la sécurité et le développement économique de la région. «Il espère fermement que, sur la base d'un dynamisme renouvelé, des résultats concrets pourront être présentés lors de la prochaine conférence prévue en juin 2005 à Nairobi. Un bon voisinage et une coopération régionale basée sur la non-ingérence, le respect de l'intégrité nationale et un dialogue générateur de confiance revêtent, dans ce cadre, une importance fondamentale », conclut le communiqué.