Zaventem débattu au Conseil des ministres?

Le dossier des nuisances sonores de Zaventem pourrait très bien être évoqué au Conseil des ministres de ce jeudi. En tout cas, c'est la demande contenue dans une lettre adressée par le ministre fédéral de la Coopération au développement, Armand De Decker (MR) au Premier ministre Guy Verhofstadt (VLD). Surtout qu'il s'agit du dernier conseil de l'année 2004.

Ph.Law.
Zaventem débattu au Conseil des ministres?
©Johanna de Tessieres

Le dossier des nuisances sonores de Zaventem pourrait très bien être évoqué au Conseil des ministres de ce jeudi. En tout cas, c'est la demande contenue dans une lettre adressée par le ministre fédéral de la Coopération au développement, Armand De Decker (MR) au Premier ministre Guy Verhofstadt (VLD). Surtout qu'il s'agit du dernier conseil de l'année 2004.

Dans la missive dont nous avons eu connaissance et dont copie a été adressée aux vice-Premiers et au ministre de la Mobilité, Renaat Landuyt (SP.A), M.De Decker rappelle au chef de l'exécutif fédéral qu'il lui a déjà fait part des problèmes que posaient les décollages sur la piste 02 (plus courte, moins bien orientée par rapport aux vents dominants et moins bien équipée). De plus, «lors de ton exposé devant les commissions réunies de la Chambre, tu as reconnu que la fréquence des atterrissages sur la piste 02 posait problème», écrit Armand De Decker.

Il évoque le jugement (en référé) du 14 décembre du tribunal de 1ère instance de Bruxelles, lequel interdit l'utilisation accrue de la piste 02/20 et impose une révision des composantes de vents. «Cette décision temporaire mérite d'être examinée par le Conseil des ministres dans le cadre d'une réanalyse de ce dossier et des mesures que le ministre de la Mobilité proposera certainement pour se conformer aux dispositions du jugement», poursuit-il.

Il précise que des impératifs de sécurité doivent l'emporter sur toute autre considération et ceux-ci justifient une révision du plan de dispersion.

Parallèlement, les 67 riverains à l'origine de l'action ont signifié lundi le jugement du 14 décembre. Le fédéral a donc 3 mois pour s'y conformer, sous peine de payer une astreinte de 25000 € par mouvement d'atterrissage constaté en infraction sur la piste 02. Le ministre Landuyt avait personnellement décidé d'aller en appel, mais son action n'est pas suspensive. L'audience introductive de fixation du calendrier des plaidoiries est fixée à ce jeudi 23 décembre.

© La Libre Belgique 2004