Partis francophones: maintenir l'unité

V.d.W.

La sortie de Thierry Giet sert-elle les intérêts des francophones? La réponse est mitigée. Personne ne veut rompre le front des francophones qui avait été réaffirmé vendredi dernier. Lors de leur dernière concertation, pour calmer l'ardeur flamande, les présidents du PS, du MR, du CDH et d'Ecolo avaient suggéré que, plutôt que de scinder B-H-V, on élargisse la Région bruxelloise.

Une précision, tout d'abord: Thierry Giet, s'il est sorti en «solo», s'est bien exprimé au nom du PS tout entier. Il a voulu envoyer un double signal, dit le PS: le premier aux Flamands, qui savent maintenant que les socialistes ne discuteront pas du contenu des propositions visant à scinder B-H-V (mais ne le savait-on pas déjà?); l'autre au MR pour qu'à l'avenir il s'abstienne de toute musculation en dehors du cercle des francophones. Allusion faite au député FDF Eric Libert, qui n'avait pas approuvé la manière de travailler de la Commission.

Comment réagissent les autres partis? Au MR, où l'on a senti la «pique» socialiste, Daniel Bacquelaine, chef de groupe, se réjouit que les socialistes réaffirment leurs convictions francophones, «ce qui n'a pas toujours été aussi clair» dit-il. Le MR, affirme-t-il, n'a jamais changé de position. «Pour nous, il n'est pas question de discuter de la scission de l'arrondissement au sein de la Commission tant que le groupe de travail est en activité.» M. Bacquelaine rappelle qu'il n'est pas question qu'une communauté impose ses vues à une autre. Le CDH estime que Thierry Giet ne fait que réexpliquer la position francophone. Ecolo se montre plus caustique: les verts souhaitent une concertation régulière entre francophones plutôt que des initiatives isolées qui nuiraient à la cohésion de la position des francophones. La situation politique actuelle, dit Ecolo, ne permet pas le moindre flottement.

© La Libre Belgique 2005

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