Les vice-Premiers s'expriment

Les vice-Premiers ministres et ministres des Réformes institutionnelles Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (sp.a) ont annoncé qu'ils allaient recevoir séparément tous les membres du groupe de travail sur Bruxelles-Hal-Vilvorde mis en place par la Conférence interministérielle des affaires institutionnelles. Ils devraient mettre à profit la semaine des congés de Carnaval qui s'ouvre pour réaliser cette série de contacts qu'ils ont qualifié eux-même de «technique du confessionnal».

Belga

Les vice-Premiers ministres et ministres des Réformes institutionnelles Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (sp.a) ont annoncé qu'ils allaient recevoir séparément tous les membres du groupe de travail sur Bruxelles-Hal-Vilvorde mis en place par la Conférence interministérielle des affaires institutionnelles. Ils devraient mettre à profit la semaine des congés de Carnaval qui s'ouvre pour réaliser cette série de contacts qu'ils ont qualifié eux-même de «technique du confessionnal».

«Moi je veux savoir ce que les Flamands sont prêts à venir nous dire qui ne soit pas simplement 'on veut la scission, la scission, la scission'», a indiqué Didier Reynders dans une interview publiée dans «Le Soir».

«Si l'état d'esprit de toute une communauté est de dire 'on veut la scission', alors je ne vois vraiment pas ce que l'ont peut faire... Car dans ce cas, le dialogue est impossible», dit encore M. Reynders.

Quant à savoir s'il faut attendre une note commune de lui-même et de Johan Vande Lanotte, le ministre répond : «Pas forcément».

Et d'ajouter: «Je sais que beaucoup estiment qu'il serait intéressant que nous fassions une note, mais c'est afin de pouvoir ensuite tirer à vue.... le piège est tellement évident».

«Ils n'arrêtent pas de dire: mais que M. Reynders prenne donc une initiative! Cessons de jouer n'est-ce pas, poursuit-il, à propos du PS. Simplement, je vais vérifier s'il y a une volonté réelle des partenaires de trouver une solution. J'ai entendu Marc Uyttendaele (constitutionnaliste et mari de la ministre Laurette Onkelinx ndlr) expliquer que tout cela, finalement pouvait être résolu facilement. Un peu comme on avait fait à Fourons. Ah oui: l'abandon des droits des Fouronnais, comme des francophones de la périphérie, coupés électoralement de la Communauté française... L'oeuvre d'une majorité socialiste/sociale-chrétienne. Bref. Est-ce important que les francophones puissent continuer à voter pour des candidats francophones, à Bruxelles notamment? Certains en doutent. Moi pas».

Sur la «viabilité» de la Belgique, Didier Reynders dit qu'il y croit encore tout en ajoutant: «Ce qui m'inquiète, c'est l'évolution du CD&V, qui ne veut plus participer à la recherche du consensus démocratique».

En conclusion, Didier Reynders se dit «réaliste» sur les chances d'arriver à une entente. Mais il précise : «Je n'ai pas une obligation de résultat dans un dossier comme celui-là».

Pour trouver une solution au dossier de Bruxelles-Hal-Vilvorde «chaque parti doit être un petit peu certain de la position qu'il défend», a dit pour sa part le vice-premier ministre Johan Vande Lanotte dans De Morgen.

«On sait de plus en plus clairement où se trouve les points d'achoppement. Mais tout ceux qui sont supposés participer à la recherche d'une solution ont-ils suffisamment confiance pour marquer leur approbation? Chaque parti, tant du côté francophone que flamand, s'entendra dire après coup que ce n'est pas ce qu'il voulait vraiment. Quelque soit le scénario, il s'agira en tout état de cause d'une solution négociée», dit Johan Vande Lanotte.

Il suppose qu'une solution sera dégagé au début du mois prochain lors d'un conclave. Pour lui, il n'est pas possible de traîner encore plus que quelques semaines car le dossier paralyse l'activité politique. «Je vais tenter de trouver une solution que tous les partis démocratiques flamands pourront accepter. Le tout est de savoir si le CD&V et la N-VA se montreront raisonnables», dit encore M. Vande Lanotte.