Les ministres flamands font plier Huytebroeck

La réunion commune des exécutifs wallon et bruxellois de ce jeudi aurait dû avaliser une note de collaboration entre le Wallon, André Antoine (CDH) et la Bruxelloise, Evelyne Huytebroeck (Ecolo). Malheureusement, à la dernière minute, à la demande du cabinet Huytebroeck, le point a été retiré de l'ordre du jour.

Ph.Law.

La réunion commune des exécutifs wallon et bruxellois de ce jeudi aurait dû avaliser une note de collaboration entre le Wallon, André Antoine (CDH) et la Bruxelloise, Evelyne Huytebroeck (Ecolo). Malheureusement, à la dernière minute, à la demande du cabinet Huytebroeck, le point a été retiré de l'ordre du jour. Et pourtant, la note a déjà été préparée et paraphée par André Antoine et n'attend plus que la signature de la ministre bruxelloise de l'Environnement. Le but de la note est de favoriser un échange des données sonométriques liées aux nuisances générées par l'activité de l'aéroport de Zaventem.

D'après le cabinet Antoine, le Brabant wallon est fortement touché par les effets du plan de dispersion de l'ex-ministre de la Mobilité, Bert Anciaux (Spirit). Deux sonomètres ont même été récemment posés à Pécrot et à Wavre dans le but de mesurer le bruit généré par les avions survolant ces localités. C'est pour confronter leurs données chiffrées avec celles des sonomètres bruxellois et les objectiver davantage que les autorités wallonnes ont souhaité l'échange des informations.

La ministre Huytebroeck a donné son aval pour cette collaboration, mais elle a fini par faire marche arrière. Car ses collègues flamands (Guy Vanhengel, Pascal Smet et Brigitte Grouwels) sont opposés à cette initiative. «Les problèmes de nuisances sonores liées aux avions de Zaventem sont plus sérieux que ceux du Brabant wallon. Par ailleurs, au regard des discussions actuelles et la sensibilité des collègues, nous avons préféré renoncer à cette collaboration qui n'avait pas un intérêt spécifique pour nous», reconnaît-on au cabinet d'Evelyne Huytebroeck.

Il est vrai qu'actuellement, l'exécutif bruxellois, Evelyne Huytebroeck et le ministre-Président, Charles Picqué (PS) en tête, a élaboré un plan de déblocage du dossier du bruit de Zaventem. Il vise l'abandon du plan de dispersion de Bert Anciaux et la création d'un institut indépendant de contrôle des nuisances. Présenté mardi aux cabinets du fédéral et à ceux du gouvernement flamand, il n'a pas recueilli l'adhésion du successeur de Bert Anciaux, Renaat Landuyt.

© La Libre Belgique 2005