Les magistrats demandent un code de déontologie

L'Union Professionnelle de la Magistrature (UPM) propose la création d'un groupe de travail parlementaire rassemblant aussi des magistrats et juristes spécialisés pour élaborer un code de déontologie sur les pratiques à mettre en oeuvre dans le cadre des relations avec le pouvoir judiciaire.

Belga

L'Union Professionnelle de la Magistrature (UPM) propose la création d'un groupe de travail parlementaire rassemblant aussi des magistrats et juristes spécialisés pour élaborer un code de déontologie sur les pratiques à mettre en oeuvre dans le cadre des relations avec le pouvoir judiciaire.

Réagissant ainsi à l' »intervention de la présidente du Sénat dans un dossier judiciaire », l'UPM entend de cette façon «tirer pour l'avenir toutes les leçons de l'incident de manière à permettre aux pouvoirs constitutionnels d'entretenir des relations harmonieuses et de garantir aux citoyens une justice à l'abri de tout soupçon de partialité ».

Dans un communiqué, l'UPM dit avoir pris connaissance «avec consternation » de l'intervention de la présidente du Sénat dans un dossier judiciaire pendant devant la Cour d'appel de Liège.

Elle tient à souligner la réaction appropriée de la magistrate concernée, qui a immédiatement dénoncé la démarche dont elle avait fait l'objet.

L'UPM estime que cet incident est l'occasion de rappeler et de préciser au monde politique les principes fondamentaux de fonctionnement de notre système judiciaire concernant l'indépendance de la magistrature. Il s'agit en effet d'un principe constitutionnel qui est le garant d'une justice objective et impartiale auquel chaque citoyen a droit. Ce principe concerne tant les magistrats du siège que du Parquet, ajoute l'Union professionnelle.

Elle tient aussi à préciser que l'observation de ces principes doit être absolue et vaut tant à l'égard du monde politique qu'économique et ce, quelle que soit la fonction occupée, même s'il s'agit de celle de bourgmestre ou de Conseiller communal.

L'UPM se réjouit en outre des réactions unanimes constatées dans le monde judiciaire et dans le monde politique, en particulier dans le chef de la ministre de la Justice, tendant à condamner sans réserve le comportement dénoncé par le magistrat.