Le MR propose de repartir de la situation d'avant 1999

Pour sortir de la crise dans ce dossier, le MR a plaidé lundi, par les voix de Didier Gosuin et Serge Kubla, pour un retour à la situation qui prévalait avant 1999 dans la gestion des décollages et atterrissages des avions en provenance et à destination de l'aéroport national de Zaventem.

Belga
Le MR propose de repartir de la situation d'avant 1999
©F.SABLON

Pour sortir de la crise dans ce dossier, le MR a plaidé lundi, par les voix de Didier Gosuin et Serge Kubla, pour un retour à la situation qui prévalait avant 1999 dans la gestion des décollages et atterrissages des avions en provenance et à destination de l'aéroport national de Zaventem.

Pour le MR, il ne peut être question que le plan Anciaux de dispersion des avions juridiquement contesté de toutes parts serve de point de départ à la loi-cadre souhaitée par le ministre fédéral de la Mobilité et au principe de laquelle le MR dit souscrire pleinement.

Il demande que l'option à retenir comme situation de départ dans la future loi-cadre souhaitée par le ministre Renaat Landuyt -de préférence le retour à la situation d'avant 1999- soit soumise à concertation avec les Régions. Didier Gosuin a souligné à ce sujet que le gouvernement bruxellois n'était jusqu'ici pas parvenu à s'exprimer d'une seule voix dans ce dossier.

Le MR refuse en tout état de cause que le dossier soit re-fédéralisé.

La situation d'avant 1999 devra toutefois subir quelques retouches sur un certain nombre de points noirs qui ont notamment pour nom la route Chabert qui traversait Bruxelles durant le week-end, les procédures de vols, la durée de la nuit..., estime le groupe de travail mis en place au sein du Mouvement Réformateur pour se pencher sur ce dossier.

Il s'agira aussi de veiller à optimaliser les routes de décollage par la piste 20 pour éviter le survol de zones à forte densité de population et d'étudier l'impact d'une extension des normes restrictives de bruit à une nuit de 23 heures à 7 heures (actuellement 6 heures).

Pour les deux ex-ministres régionaux, aujourd'hui députés régionaux, qui président le groupe de travail du MR, ces points devront faire l'objet d'une analyse scientifique confiée à des spécialistes indépendants et être passés au crible d'un cadastre du bruit, quartier par quartier, dans les zones survolées pour mesurer les nuisances subies.

Pour le moyen et le long terme, le MR considère que des capacités de développement existent au sein des aéroport régionaux de Liège et de Charleroi qui pourraient utilement délester Bruxelles-National d'une partie de son trafic mais d'une partie seulement.

L'offre liégeoise vaut surtout pour le jour, TNT occupant déjà la quasi totalité des disponibilités la nuit. Les aéroports wallons sont en outre dans l'impossibilité de gérer du trafic de transit, a souligné Serge Kubla.

Celui-ci a par ailleurs tiré profit de l'exemple de l'Autorité de Contrôle des Nuisances des Aéroports Wallons (ACNAW) composée d'experts scientifiques extérieurs pour assurer le contrôle et le suivi en matière de nuisances sonores aéroportuaires, pour plaider en faveur de l'instauration d'une telle autorité de contrôle et de médiation au niveau fédéral.