Les contrôleurs aériens veulent la clarté

Les contrôleurs aériens ont adressé cette semaine, une lettre ouverte au ministre fédéral de la Mobilité Renaat Landuyt, lui demandant d'établir un cadre légal clair et une solution définitive au sujet de l'utilisation des routes de décollage et d'atterrissage vers l'aéroport national de Zaventem. Les contrôleurs se plaignent du flot d'appel téléphoniques de riverains mécontents.

Belga
Les contrôleurs aériens veulent la clarté
©F. Sablon

Les contrôleurs aériens ont adressé cette semaine, une lettre ouverte au ministre fédéral de la Mobilité Renaat Landuyt, lui demandant d'établir un cadre légal clair et une solution définitive au sujet de l'utilisation des routes de décollage et d'atterrissage vers l'aéroport national de Zaventem. Les contrôleurs se plaignent du flot d'appel téléphoniques de riverains mécontents.

La «Belgian Guild of Air Traffic Controllers » (BGATC) y affirme que les nombreuses modifications au plan de dispersion apportées au cours des derniers mois sont à la base du mécontentement apparu tant chez les contrôleurs aériens, les pilotes, les compagnies, que chez les habitants.

Pour la BGATC, les changements de procédure constants dictés par les décisions de Justice font qu'il est très difficile de savoir, pour les contrôleurs aériens comme pour les pilotes, quelle procédure est d'application à quel moment, ce qui crée un climat peu propice pour la sécurité dans la pratique des deux fonctions.

Les contrôleurs aériens affiliés à la Gilde disent en outre ne plus pouvoir accepter les messages diffusés et les coups de téléphone comportant des données inexactes et à charge, ceux-ci étant souvent agressifs ou infamants. Ils n'excluent d'ailleurs pas d'ester à leur tour en Justice contre leurs auteurs.

La Gilde affirme ne plus permettre que des groupes de pression mettent en doute leur sérieux et leur compétences professionnels et profèrent des mensonges lorsqu'ils sont amenés à décider de l'utilisation d'une autre piste de décollage ou d'atterrissage que celle qui est imposée par la Justice.

La sécurité des passagers et des riverains est et reste leur première priorité. Il est dès lors temps d'aboutir à une solution définitive, dans l'intérêt de tout le monde, fait encore valoir la Gilde, dans sa lettre ouverte.