L'urgence acceptée pour la Commission d'enquête

La majorité au parlement wallon a accepté jeudi que la proposition MR de constitution d'une Commission d'enquête sur le logement social, déposée dans le sillage de l'affaire de La Carolorégienne, soit examinée en urgence la semaine prochaine. Le chef de groupe MR, Serge Kubla, a rappelé devant ses collègues la nécessité qu'il y avait selon lui à approuver la proposition, soutenue par Ecolo. Le sommaire de la Libre Entreprise

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L'urgence acceptée pour la Commission d'enquête
©TANGUY JOCKMANS

La majorité au parlement wallon a accepté jeudi que la proposition MR de constitution d'une Commission d'enquête sur le logement social, déposée dans le sillage de l'affaire de La Carolorégienne, soit examinée en urgence la semaine prochaine.

Le chef de groupe MR, Serge Kubla, a rappelé devant ses collègues la nécessité qu'il y avait selon lui à approuver la proposition, soutenue par Ecolo. Le parlement ne peut, à ses yeux, se contenter des documents que le ministre du Logement, André Antoine, a transmis lundi (comptes, rapports d'activité et indicateurs de gestion).

«Je sais que vous avez la loi du nombre avec vous et que vous pourrez vous contenter de faire lire les deux caisses de documents par vos collaborateurs mais vous n'y verrez rien de ce que l'on vit au quotidien dans le logement social. Il est temps de porter la vérité dans ce domaine », a-t-il lancé.

M. Kubla a aussi contesté les arguments juridiques avancés par certains pour refuser la création de cette Commission. Si le règlement du parlement n'en parle pas, un décret de 1982 l'autorise, a-t-il expliqué.

Dans la majorité, on se montre toutefois très réservé sur cette proposition. «Nous devons aller vite et au bout des choses mais le pouvoir judiciaire est saisi et il a la capacité de le faire, sans que nous interférions. Laissons le travailler et concentrons notre travail au niveau de la Commission du logement du parlement », a souligné le chef de groupe cdH, Michel de Lamotte, interrogé dans les couloirs de l'assemblée.

Celui-ci a en outre insisté sur l'importance des documents transmis par M. Antoine, sur les projets de réformes qu'allaient adopter le gouvernement et sur lesquels se penchera le parlement et sur les recommandations que pouvait formuler la Commission du logement.

Le chef de groupe PS, Maurice Bayenet, veut quant à lui étudier en profondeur les effets d'une telle Commission. Il a rappelé les errements du passé, les acquittements sur lesquels avait débouché dans les années '80 la Commission Transuclear, les personnes dont la vie a été brisée après qu'elles soient passées devant la Commission Dutroux, etc.

«La justice est saisie. Nous ne pouvons pas empiéter sur son travail. Pourquoi la Commission du logement du parlement ne pourrait pas s'occuper des problèmes? Des pièces ont été déposées, elle peut en demander d'autres, organiser des auditions. Qu'est ce que l'on cherche à avoir en plus? », s'est-il demandé.