Le frère du suspect arrêté, polémique au sein de la justice

Le frère du meurtrier présumé d’un jeune Belge tué pour son lecteur MP3 a été placé sous mandat d’arrêt comme co-auteur du crime, a rapporté jeudi la presse belge, alors qu’une polémique naît au sein de la justice sur des informations erronées concernant l’origine des meurtriers.

Le frère du suspect arrêté, polémique au sein de la justice
©BELGA
AFP

Le frère du meurtrier présumé d’un jeune Belge tué pour son lecteur MP3 a été placé sous mandat d’arrêt comme co-auteur du crime, a rapporté jeudi la presse belge, alors qu’une polémique naît au sein de la justice sur des informations erronées concernant l’origine des meurtriers.

Joe Van Holsbeeck, 17 ans, avait été tué de cinq coups de couteau le 12 avril dans le hall principal de la gare centrale de Bruxelles, en pleine heure de pointe. Son meurtre avait causé une immense émotion en Belgique.

Lundi, l’un des deux jeunes qui l’avaient agressé a été arrêté à Bruxelles grâce à des images des caméras de surveillance du métro. Il s’agit d’un Polonais de 16 ans, prénommé Mariusz, qui vivait en situation irrégulière à Bruxelles.

Son complice présumé, qui serait l’auteur des coups de couteau fatals à Joe, est un Polonais de 17 ans prénommé Adam et originaire de Bialystok, dans l’est de la Pologne, selon la presse belge. Les autorités du royaume estiment qu’il s’est réfugié dans son pays d’origine, où il est activement recherché.

Selon plusieurs journaux, le frère aîné d’Adam a été entendu mardi et mercredi par la police belge et par la juge d’instruction chargée du dossier.

Selon ces médias, il a été placé sous mandat d’arrêt comme co-auteur du meurtre.

Le parquet de Bruxelles n’a toutefois pas confirmé cette information. Son porte-parole, Jos Colpin, a indiqué jeudi qu’il ne souhaitait plus communiquer sur cette affaire, ni sur aucune affaire judiciaire en cours, après que la ministre la Justice, Laurette Onkelinx, eut mis en cause selon lui la fiabilité du parquet.

Le directeur de la police judiciaire de Bruxelles, Glenn Audenaert, avait présenté mardi soir à la télévision belge ses «excuses », au nom des autorités policières ou judiciaires, pour avoir trop rapidement évoqué des agresseurs «d’origine nord-africaine ».

Le parquet de Bruxelles, à l’origine de cette information erronées qui avait provoqué des dérapages racistes, notamment sur Internet, a plaidé la bonne foi, expliquant n’avoir répercuté que des informations concordantes émanant de tous les témoins des faits.

«Nous ne présentons pas d’excuses. Il n’y a aucune raison de le faire parce que nous avons donné l’information dont nous disposions alors », avait expliqué mercredi soir Jos Colpin.

Sur le même sujet