Instruction ouverte contre X à Charleroi

Le procureur du Roi de Charleroi a confirmé vendredi qu'une instruction était ouverte "contre X", dans le dossier ICDI, du chef d'abus de biens sociaux, détournement, faux et usage de faux. C'est la juge d'instruction Baekeland, qui a notamment en charge l'affaire de "La Carolorégienne", qui traitera également le dossier de l'ICDI.

Instruction ouverte contre X à Charleroi
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Le procureur du Roi de Charleroi, Christian de Valkeneer a confirmé vendredi qu'une instruction était ouverte "contre X", dans le dossier ICDI, du chef d'abus de biens sociaux, détournement, faux et usage de faux. C'est la juge d'instruction Baekeland, spécialisée en dossiers financiers, et qui a notamment en charge l'affaire de "La Carolorégienne", qui traitera également le dossier de l'ICDI (Intercommunale pour la Collecte et la Destruction des Immondices).

Mercredi soir, dans son magazine Questions à la Une, la RTBF avait consacré un reportage à la gestion de cette intercommunale, en s'interrogeant notamment sur l'utilisation de véhicules de l'intercommunale, sur l'achats de bâtiments et sur le sponsoring sportif pratiqué par l'ICDI.

Interrogé sur le problème d'effectifs que pose l'ouverture de ce nouveau dossier financier, Christian de Valkeneer a également précisé "qu'on n'ouvre pas un dossier en fonction des effectifs dont on dispose, mais bien parce qu'on estime nécessaire de l'ouvrir".

La section Eco-Fin du SJA (Service judiciaire d'arrondissement) de Charleroi dispose de trente enquêteurs. Vingt autres sont déjà venus en appui, ainsi que six membres de l'OCRC (Office central de Répression de la Corruption).

Dans un premier temps, il est prévu d'évaluer le volume d'enquêteurs nécessaires puis d'opérer, si nécessaire, des glissements à l'intérieur des effectifs existants. Si cela devait ne pas suffire, il serait fait appel à la direction générale des services judiciaires, pour en obtenir des renforts. Si cette forme de solidarité ne devait pas fonctionner ou suffire, le collège des Procureurs généraux en serait informé, ainsi que la ministre de la Justice, qui dispose du pouvoir d'ordonner la mise à disposition de tels renforts.