Clôture de la commémoration

Les cérémonies commémoratives de la catastrophe du Cazier se sont terminées, mardi à Marcinelle, par un hommage au Monument dédié aux mineurs italiens, au cimetière de Marcinelle, puis par une cérémonie à la stèle dédiée aux 262 victimes de la catastrophe. Une plaque en hommage aux victimes a également été dévoilée par M. Franco Danieli, vice-ministre italien des Affaires étrangères.

Clôture de la commémoration
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Les cérémonies commémoratives de la catastrophe du Cazier se sont terminées, mardi à Marcinelle, par un hommage au Monument dédié aux mineurs italiens, au cimetière de Marcinelle, puis par une cérémonie à la stèle dédiée aux 262 victimes de la catastrophe. Une plaque en hommage aux victimes a également été dévoilée par M. Franco Danieli, vice-ministre italien des Affaires étrangères.

Jean-Claude Van Cauwenberghe, député régional et président de l'ASBL « Bois du Cazier », a pris la parole à cette occasion, rappelant ce qu'a été le site du Cazier, laissé en friche jusqu'il y a dix ans et lors de la commémoration du 40e anniversaire de la catastrophe, a-t-il souligné.

« Cet endroit n'était plus qu'une ruine, qui a connu une nouvelle orientation grâce à l'intervention de l'Europe et de la Région wallonne. Aujourd'hui, l'endroit est l'objet de toutes les formes de reconnaissance, et il a accueilli, depuis 2002, 150.000 visiteurs. Nous avons accompli notre devoir de mémoire », a conclu Jean-Claude Van Cauwenberghe.

Le bourgmestre de Charleroi, Jacques Van Gompel, est également intervenu pour rappeler ce qu'avaient été les phases de la « bataille du charbon », initialisée par le premier ministre d'alors, Achille Van Acker, et la manière dont les ressortissants italiens, majoritaires au sein des victimes du Cazier, avaient été accueillis.

Rappelant que les victimes du Cazier étaient originaires d'une douzaine d'autres payes, le bourgmestre de Charleroi a cependant tenu à rendre un hommage particulier aux victimes venues d'Italie, et dont 136 mineurs sont morts au Cazier. C'est plus de la moitié de l'ensemble des victimes.

Il a conclu en espérant que si le Bois du Cazier a été le théâtre de la plus tragique catastrophe industrielle belge, il est aussi un livre ouvert, un mode d'emploi pour une Europe plus sociale et un avenir meilleur pour tous.