Pétition contre le projet de décret "inscriptions"

Un groupe de parents, d'enseignants et de directeurs d'école a lancé une pétition sur internet contre l'avant-projet de décret de la ministre de l'Education, Marie Arena, sur l'inscription des élèves dans l'enseignement obligatoire, affirmant qu'il «bafoue de plein fouet la liberté d'enseignement reconnue par la Constitution».

Pétition contre le projet de décret "inscriptions"
©Vanzeveren
BELGA

Un groupe de parents, d'enseignants et de directeurs d'école a lancé une pétition sur internet contre l'avant-projet de décret de la ministre de l'Education, Marie Arena, sur l'inscription des élèves dans l'enseignement obligatoire, affirmant qu'il «bafoue de plein fouet la liberté d'enseignement reconnue par la Constitution».

Deux éléments de cet texte «limitent de manière inacceptable le droit fondamental des parents à inscrire leurs enfants dans une école de leur choix et donc à les changer d'école lorsqu'ils estiment que ce changement est opportun » et «ne permettent pas aux directions d'école d'organiser les inscriptions d'une manière qui leur soit propre et qui permette de mener à bien un projet pédagogique», affirment-ils.

Selon eux, ce projet de décret bafoue de plein fouet la liberté d'enseignement reconnue par l'article 24 paragraphe 1er de la Constitution, en vertu duquel la Communauté garantit aux parents la liberté de choix de l'école.

«Nous estimons que l'idéal de mixité sociale ne doit pas passer par une restriction disproportionnée du droit des parents à choisir l'école de leurs enfants, ni par une réduction de la liberté des directions d'écoles dans la poursuite de leur projet pédagogique, mais doit faire l'objet d'une vraie concertation et d'un consensus entre les parties prenantes et ne peut servir de prétexte au gouvernement pour prendre le contrôle total de l'enseignement subventionné et lui dénier toute autonomie et toute spécificité», ajoutent-ils.

Les initiateurs de cette pétition, consultable sur le site http://decret.skyblog.com, ajoutent qu'il y urgence à réagir car cet avant-projet, adopté le 8 février en commission de l'enseignement, sera soumis le 27 février au vote du parlement de la Communauté française.