3 QUESTIONS À Laurent Devin

Aviez-vous pris les dispositions nécessaires, au niveau de la sécurité, afin d'éviter ce meurtre ?

Nous avions pris des mesures de sécurité renforcées cette année ! Il y avait 300 policiers sur place qui quadrillaient la ville pendant la durée du carnaval : 100 policiers de la zone de police Binche-Anderlues et 200 policiers venant de l'extérieur. D'autre part, nous avions placé des barrières sécurisées une semaine à l'avance, des barrières avec des cadenas pour empêcher les voitures d'entrer dans la ville. Et puis les services de secours ont travaillé jusqu'à 6 heures du matin contre 2 heures les années précédentes. On a également eu une discussion avec les artificiers et on a changé les fusées, tout en demandant une présence renforcée des pompiers. C'est une fête populaire avec des dizaines de milliers de personnes mais chacun se félicitait des mesures qui avaient été prises. Et puis, mercredi matin, Binche se réveille et il y a eu un mort.

La consommation excessive d'alcool peut-elle avoir joué un rôle dans le meurtre. Y a-t-il lieu de prendre des mesures préventives ?

Comme le dit mon chef de police, cela fait plusieurs siècles que c'est la même chose : un mariage, une fête, un carnaval sans un coup à boire, on ne s'amuse pas, cela fait partie du décor... Moi je ne peux pas m'exprimer sur l'alcool et lancer ainsi le débat car personne ne peut dire, à l'heure actuelle, si l'auteur de l'agression était sous l'emprise de l'alcool. Aucun élément ne me permet de le croire.

Craignez-vous pour la réputation du carnaval de Binche ?

Nous n'en sommes pas encore là pour l'instant. Ce qui nous préoccupe le plus, c'est la bonne suite de l'enquête. Et, soyez-en certain, les démarches nécessaires sont entreprises pour retrouver l'auteur ou les auteurs de ces actes. (M. Bu.)