Ca klaxonne, dans les rues de Bruxelles

Un demi-millier d'autocars en provenance de différents pays européens ont défilé mercredi matin dans les rues de la capitale européenne pour protester contre une disposition européenne réaménageant les horaires de travail des chauffeurs. Aucun incident n'a été déploré, a indiqué le porte-parole de la police de Bruxelles.

BELGA

Un demi-millier d'autocars en provenance de différents pays européens ont défilé mercredi matin dans les rues de la capitale européenne pour protester contre une disposition européenne réaménageant les horaires de travail des chauffeurs.

Rassemblés dès 9h30 à proximité du plateau du Heysel, les véhicules ont emprunté les grands boulevards du nord-est de la capitale en direction du quartier européen où les premiers d'entre eux sont arrivés en klaxonnant sur le coup de 11h00.

Les organisateurs de la manifestation demandent le maintien des dérogations actuelles qui permettent de reporter les congés hebdomadaires des chauffeurs d'autocars après 12 jours de travail continu, un délai qui doit être ramené à 6 jours dans toute l'Union européenne à compter du 11 avril prochain.

Selon les exploitants d'autocars, ces nouvelles dispositions européennes sont incompatibles avec la tenue de voyages internationaux, lesquels s'étalent bien souvent au-delà d'une semaine, font-ils valoir.

Une délégation d'exploitants a d'ailleurs été reçue mercredi midi par le chef de cabinet du commissaire européen en charge des Transports, le Français Jacques Barrot pour "expliquer les nouvelles règles sociales européennes dans le secteur du transport routier", a indiqué mercredi un porte-parole de l'exécutif européen. Celui-ci a toutefois confirmé la suppression de la règle dite des 12 jours dont le maintien est réclamé par les autocaristes. Celle-ci sera réduite à une limite de 6 jours maximum, conformément à une décision du Parlement et des ministres européens adoptée l'année dernière.

Ces restrictions sur le temps de travail des chauffeurs visent à améliorer la sécurité routière et les conditions sociales des chauffeurs, secteur caractérisé par une concurrence féroce, souligne l'exécutif européen. Selon un décompte opéré par la police locale, la manifestation a ressemblé entre 500 et 550 autocars.

Pour minimiser les embarras de circulation, ceux-ci ont été regroupés par convoi de cinquante véhicules, un délai de 5 minutes étant à chaque fois aménagé entre chaque bloc d'autocars pour assurer une certaine fluidité du trafic dans les communes traversées.

Aucun incident n'a été déploré, a indiqué mercredi midi le porte-parole de la police de Bruxelles.

Ironie, cette manifestation intervient le jour même où les Bruxellois étaient invités à modérer leurs déplacements automobiles dans la capitale pour éviter la pollution de l'air en raison de conditions atmosphériques particulièrement défavorables à la bonne dispersion des polluants.