Les Wallons sont ouverts aux langues

Plus de quatre Wallons sur cinq en conviennent : il faut généraliser les écoles bilingues et les expériences d'immersion linguistique.

Christian Laporte

Plus de quatre Wallons sur cinq en conviennent : il faut généraliser les écoles bilingues et les expériences d'immersion linguistique.

Le pourcentage relevé dans le premier volet du sondage "Tell Me More-La Libre Belgique" réalisé à l'occasion de notre tour de Wallonie a de quoi faire rêver : 82,6 pc des gens du Sud optent pour une bilinguisation par la voie scolaire alors qu'un sur dix (11,3 pc) y est résolument opposé et que 6,1 pc dit ne pas savoir.

Un constat : la Wallonie est plus enthousiaste que la Flandre à cet égard : en mars dernier, lors du sondage qui accompagnait alors notre "Tour de Flandre", 75 pc de ses habitants en étaient de fervents supporters et 10 pc des adversaires résolus, le taux d'indécis s'élevant à 15 pc...

L'anglais d'abord

Retour aux Wallons : ils sont 82,2 pc à estimer que l'usage du néerlandais devrait être plus répandu en Wallonie.

Un Wallon sur sept pense le contraire et à peine 2,8 pc des Wallons disent ne pas avoir d'opinion sur la question.

Et pourtant... quand on amène les Belges méridionaux à se positionner sur le choix d'une deuxième langue, près d'un sur deux opterait prioritairement pour l'anglais (49,2 pc) alors que 42,3 pc choisissent la langue d'Yves Leterme.

Enfin, l'allemand recueille encore 6,6 pc et environ 2 pc vont à des idiomes non directement identifiés.

En mars dernier, les Flamands interrogés s'étaient quant à eux prononcés à 69 pc pour le français comme deuxième langue alors que l'anglais récoltait 23 pc de leurs suffrages.

Plus encore, 7 Flamands sur dix déploraient le recul du français.

Quels enseignements retirer de tout ceci ? Que les Wallons et les Wallonnes confirment par des chiffres particulièrement éloquents qu'ils sont favorables à une société ouverte et accueillante, y compris sur le terrain souvent miné du linguistique...