3/4 des Equatoriens en séjour illégal chez nous

8.000 Equatoriens résident en Belgique. Seuls 2.247 sont inscrits et résident régulièrement en Belgique. "Le reste vit dans la clandestinité et beaucoup sont des victimes de filières qui les exploitent" slon l'Office des étrangers

Près de trois quarts des Equatoriens qui vivent en Belgique sont en séjour illégal, indique vendredi l'Office des étrangers. Ceux-ci sont régulièrement victimes de filières d'exploitations, précise la porte-parole de l'Office des étrangers, Dominique Ernould.

Selon les chiffres de l'ambassade d'Equateur, quelque 8.000 Equatoriens résident en Belgique. Seuls 2.247 sont inscrits et résident régulièrement en Belgique, d'après les chiffres de l'Office des étrangers. "Le reste vit dans la clandestinité et beaucoup sont des victimes de filières qui les exploitent", souligne Mme Ernould. Ces Equatoriens, hommes comme femmes, sont souvent occupés au noir pour des tâches domestiques comme le ménage, le repassage ou les soins à des enfants.

"Dans certains cas, ils doivent reverser deux ans du salaire qu'ils perçoivent pour couvrir les frais de la filière. Ils sont ensuite mis à la porte et on les retrouve pour des tâches de vente sur des marchés", dit Mme Ernould. L'Office des étrangers précise qu'Ana Cajamarca et sa fille Angelica, en voie d'expulsion, n'avaient jamais demandé l'asile ou une régularisation en Belgique. "Ce n'est guère surprenant. La communauté latino est particulièrement fermée en Belgique et craint de se manifester aux autorités", commente Benoît Van Der Meerschen, président de la Ligue des droits de l'Homme.

L'Office des étrangers souligne encore que le séjour d'Ana Cajamarca et sa fille au centre 127 bis aurait dû initialement être beaucoup plus court. Leur rapatriement était prévu dans un premier temps pour le 13 juillet.

"Lors de la visite en Belgique du président équatorien, ce dernier leur avait offert de rentrer au pays sous sa protection et son assistance", a indiqué l'Office des étrangers dans un communiqué.

Après l'arrêt de la chambre des mises en accusation, qui n'a pas levé mercredi le mandat de détention d'Ana Cajamarca, l'ambassade d'Equateur lui a à nouveau proposé de rentrer, ajoute l'Office des étrangers.

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