Angelica et sa maman seront rapatriées lundi

L'Office des étrangers a indiqué vendredi que les deux Equatoriennes, seraient, lundi soir, dans l'avion qui décollera de Bruxelles et rejoindra Quito (la capitale de l'Equateur). Ni l'intervention de Claude Lelièvre (délégué général aux droits de l'Enfant) ce vendredi, ni la lettre envoyée par le père et le frère d'Angelica à Yves Leterme n'auront pu y changer quelque chose. 3/4 des Equatoriens de Belgique vivent dans la clandestinité.

Angelica et sa maman seront rapatriées lundi
©BELGA

L'Office des étrangers a indiqué vendredi, en fin d'après-midi, que les deux Equatoriennes, une mère et sa fille de 11 ans, interpellées le 30 juin lors d'un contrôle policier à la sortie d'un bus à Dilbeek, doivent être rapatriées lundi soir, entre 18h00 et 19h00, à bord d'un vol Bruxelles-Quito via Amsterdam.

"Immédiatement après l'arrêt de la chambre des mises en accusation, nous cherchions des places pour un vol vers Quito. Vendredi après-midi, nous avons reçu confirmation pour un vol pour lundi", a déclaré Geert De Vulder, porte-parole de l'Office des étrangers.

Mercredi, la chambre des mises en accusation, saisie par la défense de ces deux Equatoriennes, Ana Cajamarca et sa fille Angelica, avait décidé qu'elles ne devaient pas être libérées du centre 127 bis où elles étaient détenues.


Yves Leterme: "Cela m'émeut en tout cas" Le formateur a répondu par courrier au père et au frère de la petite Angelica détenue au centre fermé 127bis dans l'attente de son expulsion avec sa maman, a-t-il indiqué vendredi, interrogé par une journaliste à l'issue de sa conférence de presse sur les négociations visant à mettre sur pied un gouvernement. Le frère et le père d'Angelica ont écrit au formateur. Je ne suis pas le ministre de l'Intérieur, a indiqué Yves Leterme, soulignant qu'il y avait un gouvernement en place et insistant sur le respect des institutions et des législations. "Cela m'émeut en tout cas", a conclu Yves Leterme. "On verra pendant les négociations comment répondre à ces drames humains", a-t-il ajouté. La note du formateur prône la recherche de solutions de rechange à la détention d'enfants mineurs dans les centres fermés.

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