Claude Lelièvre appelle à surseoir à l'expulsion

Claude Lelièvre, le délégué général aux droits de l'Enfant a appelé vendredi le ministre de l'Intérieur à surseoir à l'expulsion d'Ana Cajamarca et de sa fille Angelica (11 ans), détenues au centre 127 bis. Dans le même temps, le frère et le père d'Angelica ont écrit au formateur Yves Leterme. Je ne suis pas le ministre de l'Intérieur, a indiqué ce dernier. "Cela m'émeut en tout cas", a-t-il conclu.

Claude Lelièvre appelle à surseoir à l'expulsion
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Le délégué général aux droits de l'Enfant, Claude Lelièvre, a appelé vendredi le ministre de l'Intérieur à surseoir à l'expulsion d'Ana Cajamarca et de sa fille Angelica (11 ans), détenues au centre 127 bis.

Pour M. Lelièvre, avant de prendre une mesure d'expulsion, il faut tenir compte du contexte familial d'Angelica qui a plus d'attaches en Belgique qu'en Equateur. Or, ces conditions ne sont pas connues de l'Office de l'étrangers, affirme M. Lelièvre.

Il cite le fait qu'Angelica a un oncle et une tante qui vivent légalement en Belgique. Sa mère vit avec un Belge et son père est toujours en Belgique, même s'il est en séjour illégal.

M. Lelièvre, qui a rencontré ces deux Equatoriennes vendredi après-midi avec des parlementaires et une infirmière, compte rédiger un rapport sur leur situation. Ce qui prendra plusieurs jours. Il espère que l'on surseoira à leur expulsion dans l'attente de son rapport. "Angelica est un enfant en grande souffrance", a déclaré M. Lelièvre après cette visite. Aucune date n'a été fixée pour l'expulsion. L'Office des étrangers parle des "prochains jours".


Yves Leterme: "Cela m'émeut en tout cas" Le formateur a répondu par courrier au père et au frère de la petite Angelica détenue au centre fermé 127bis dans l'attente de son expulsion avec sa maman, a-t-il indiqué vendredi, interrogé par une journaliste à l'issue de sa conférence de presse sur les négociations visant à mettre sur pied un gouvernement. Le frère et le père d'Angelica ont écrit au formateur. Je ne suis pas le ministre de l'Intérieur, a indiqué Yves Leterme, soulignant qu'il y avait un gouvernement en place et insistant sur le respect des institutions et des législations. "Cela m'émeut en tout cas", a conclu Yves Leterme. "On verra pendant les négociations comment répondre à ces drames humains", a-t-il ajouté. La note du formateur prône la recherche de solutions de rechange à la détention d'enfants mineurs dans les centres fermés.

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