La fronde concerne aussi les illégaux

Le problème de l'enfermement des mineurs dans des centres fermés n'est pas le seul qui crée pour l'instant la polémique.

J.-C. M.

Le problème de l'enfermement des mineurs dans des centres fermés n'est pas le seul qui crée pour l'instant la polémique.

Tout récemment, plusieurs bourgmestres, flamands pour la plupart, ont décidé de ne plus signer les arrêtés d'expulsion des illégaux (voir de précédentes éditions).

Ce mouvement de désobéissance civile et le manque de collaboration de certains pouvoirs locaux ont été jugés inacceptables par l'Office des Etrangers, qui réagissait à la décision de la bourgmestre de Mortsel, Ingrid Pira, et de certains de ses collègues. "C'est l'Office des Etrangers, et non les bourgmestres et les pouvoirs locaux, qui est compétent pour la politique des étrangers", a fait savoir l'Office des Etrangers, précisant que les bourgmestres doivent appliquer la loi.

Il y a quelques jours, Ingrid Pira (Groen !) avait annoncé qu'elle ne signerait plus ce genre d'arrêté, après avoir lu une tribune libre dans laquelle le Premier ministre sortant, Guy Verhofstadt, qualifiait d'inhumaine et d'égoïste la stratégie actuelle en matière d'immigration.

Les bourgmestres de Zwijndrecht, de Gand, de Roulers et de Courtrai ont décidé de suivre son exemple. Le ministre flamand de la Culture et du Sport, Bert Anciaux (Spirit), a, lui aussi, appelé à la désobéissance civile, annonçant qu'il utiliserait ses compétences pour donner une chance aux illégaux - jeunes, sportifs, artistes ou enfants - de rester en Belgique. M. Verhofstadt, lui, avait déclaré que Mme Pira confondait la législation sur les demandeurs d'asile et la question de l'immigration.

La note du formateur Leterme indique, quant à elle, qu'il n'y aura pas de régularisation massive.

© La Libre Belgique 2007