La mère a cherché à s'évader à l'aéroport

La porte-parole de l'Office des étrangers, Dominique Ernould, a précisé mardi qu'il y avait bel et bien eu une confrontation physique lundi à l'aéroport de Bruxelles entre des agents de l'Office des Etrangers et la mère d'Angelica, Ana Cajamarca, à la suite d'une tentative d'évasion de celle-ci.Faut-il expulser Angelica ? Réagissez sur notre nouveau forum

La mère a cherché à s'évader à l'aéroport
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La porte-parole de l'Office des étrangers, Dominique Ernould, a précisé mardi qu'il y avait bel et bien eu une confrontation physique lundi à l'aéroport de Bruxelles entre des agents de l'Office des Etrangers et la mère d'Angelica, Ana Cajamarca, à la suite d'une tentative d'évasion de celle-ci.

Ana Cajamarca et sa fille de 11 ans, Angelica, devaient quitter le territoire belge lundi en soirée. Dans un premier temps, ni la fille ni la mère ne s'étaient opposées à leur transfert du centre fermé 127bis de Steenokkerzeel où elles séjournaient, à l'aéroport. Elles n'avaient donc pas été menottées. Pour ce transfert, trois agents de sécurité et une personne de la direction du centre, psychologue de formation, étaient présentes.

"Au moment d'ouvrir les portes de la camionnette, les agents-chauffeurs se sont emparés des bagages. La mère, voyant les agents les mains occupées, a pris sa fille et s'est encourue", a indiqué Dominique Ernould. "La fille s'est rendue sans afficher aucune résistance. La femme, quant à elle, s'est laissé tomber, et s'est rebellée, donnant coups de pied, coups de poing et mordant même un des deux agents", a-t-elle ajouté.

Les agents ont alors décidé de la menotter. "Passer les menottes à quelqu'un qui se débat peut laisser des traces", a précisé la porte-parole. Une fois arrivée au centre INAD, les menottes lui auraient été retirées. "En fait, rien de tout ça ne se serait passé si la mère ne s'était pas enfuie", selon elle.

En ce qui concerne le jugement du tribunal de première instance qui a permis la libération d'Angelica et de sa mère, l'Office des étrangers a officiellement déposé, ce mardi après-midi, une tierce opposition. Il avait également demandé de pouvoir bénéficier de l'urgence, ce qui n'a pas été accepté, a indiqué la porte-parole. Le délai n'a donc pas été fixé.

Enfin, l'Office des étrangers souligne que le personnel du centre 127bis a été très choqué par les événements et la couverture médiatique qui en a été faite. La direction générale de l'Office des étrangers a fait une communication écrite au personnel, assurant qu'elle était consciente de la difficulté du travail effectué tous les jours et promettant de faire le maximum pour que la vérité soit rétablie dans les médias.

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