Mère et fille devront tout de même quitter le pays

L'Office des Etrangers a rappelé mardi qu'il respectait le jugement rendu par le tribunal de première instance mais que cela ne changeait en rien la situation de séjour d'Ana Cajamarca et de sa fille Angelica. "L'ordre de quitter le territoire est toujours d'application. Elles doivent donc quitter le pays aussi rapidement que possible", a précisé l'Office.

BELGA

L'Office des Etrangers a rappelé mardi qu'il respectait le jugement rendu par le tribunal de première instance mais que cela ne changeait en rien la situation de séjour d'Ana Cajamarca et de sa fille Angelica. "L'ordre de quitter le territoire est toujours d'application. Elles doivent donc quitter le pays aussi rapidement que possible", a précisé l'Office. Le tribunal de première instance à Bruxelles a ordonné lundi la libération immédiate d'Ana Cajamarca et d'Angelica. "Le tribunal ne s'est pas opposé pas à l'expulsion en Equateur, mais uniquement à l'incarcération d'Angelica Cajamarca. Selon le juge en référés, la détention de la mineure dans un centre va à l'encontre de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme", dit l'Office des étrangers.

Il ajoute qu'il a respecte la décision du tribunal et a immédiatement libéré la mère et sa fille. L'Office a tout de même fait appel mardi du jugement en référés et souligne qu'il s'agit d'une décision dans un dossier individuel prise par un tribunal à un juge.

L'affaire avait en effet été introduite sur requête unilatérale, ce qui ne permettait pas à l'Office des Etrangers de défendre son point de vue, rappelle mardi l'Office des étrangers.

Quoi qu'il en soit, cela ne change rien à la situation de séjour d'Ana et Angelica Cajamarca, répète l'Office des étrangers. "Leur ordre de quitté de territoire est toujours d'application. Elles doivent donc quitter le pays aussi rapidement que possible", ajoute-t-il.

Dans ce communiqué diffusé mardi, l'Office des étrangers revient aussi sur les accusations de coups portés sur Ana Cajamarca. Dans les attendus du tribunal, il n'est fait aucune allusion à quelconque forme de mauvais traitements. L'Office maintient donc sa position de lundi: il nie formellement avoir maltraité à un moment ou à un autre cette femme, que ce soit durant son séjour à Steenokkerzeel ou lors de son transfert du centre vers l'aéroport de Bruxelles.

Elle a en outre été examinée à son arrivée à l'aéroport par un médecin qui n'a rien pu constater, selon l'Office.

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