"Une réforme de l'Etat plus difficile sans le PS"

Même s'il existe une incontestable volonté de gouverner sans le PS, il serait certainement plus facile d'avancer sur les matières institutionnelles si les socialistes étaient présents à la négociation. C'est l'avis exprimé lundi par Patrick Vankrunkelsven (Open Vld) pour qui, en l'absence du PS, le MR ne prendra pas le risque d'une réforme de l'Etat. De Wever: "Avec le SP.A et Dedecker"FORUM: Jusqu'où peuvent aller les francophones?

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"Une réforme de l'Etat plus difficile sans le PS"
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Même s'il existe une incontestable volonté de gouverner sans le PS, il serait certainement plus facile d'avancer sur les matières institutionnelles si les socialistes étaient présents à la négociation. C'est l'avis exprimé lundi par Patrick Vankrunkelsven (Open Vld) pour qui, en l'absence du PS, le MR ne prendra pas le risque d'une réforme de l'Etat.

Le sénateur libéral souligne, dans une interview au quotidien "De Morgen", que le MR et le PS se sont toujours observés sur les matières institutionnelles et que l'un ne bouge pas sans l'autre. "Reynders a gagné les élections avec un discours critiquant la politique d'assistanat du PS. Toutefois, s'il veut vraiment gouverner sans le PS, il doit prendre ses responsabilités et assumer une réforme de l'Etat. Mais il s'agit d'un exercice très difficile pour lui. En matière communautaire, le PS et le MR se sont toujours observés. L'un ne bouge pas d'un millimètre sans l'autre. Si l'un des deux n'est pas à la table de négociation, cela devient quasi impossible. Franchement, je ne vois pas le MR prendre le risque", dit-il.

Et d'ajouter: "Je ne plaide pas pour une tripartite traditionnelle mais c'est beaucoup plus difficile sans Di Rupo".

"Si Reynders ne veut pas prendre de risque sur la plan communautaire, il n'y a pas d'autre solution qu'une tripartite", dit-il encore. Il envisage dès lors qu'on pourrait former un gouvernement qui tiendrait jusqu'en 2009 et dont le but serait de réformer l'Etat. Les élections fédérales et régionales pourraient alors être organisées en même temps.

Et il conclut en ricanant, dit le journal, "ce serait dommage pour Leterme". Dans la même interview, Patrick Vankrunkelsven critique la manière de négocier du formateur Yves Leterme.

"D'abord les petites choses, puis seulement les grandes", dit-il, ajoutant que cette stratégie provoque l'irritation autour de la table des négocations. "C'est une illusion de croire que de tels amuse-gueules ouvrent l'appétit. Au contraire, cela crée une tension à la table", insiste-t-il.

Pour M. Vankrunkelsven, il est temps de définir clairement les dossiers importants et de négocier sur ces points. Open Vld on soulignait lundi que le sénateur qui fait partie du groupe de travail institutionnel parle en son nom personnel.

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