Les études en informatique attirent peu les filles malgré les débouchés

Si le nombre d'étudiants en informatique a fortement diminué ces dernières années dans le nord du pays, selon des estimations publiées jeudi, la situation dans les universités et hautes écoles francophones est certes difficile, mais plus contrastée.

Belga

Si le nombre d'étudiants en informatique a fortement diminué ces dernières années dans le nord du pays, selon des estimations publiées jeudi, la situation dans les universités et hautes écoles francophones est certes difficile, mais plus contrastée. Avec toutefois une tendance générale : un désintérêt de la gente féminine pour la filière informatique. A l'UCL, avec une hausse régulière du nombre d'étudiants inscrits en première année de la filière informatique ces trois dernières années, on peut difficilement parler de désaffection. L'Université Mons-Hainaut revendique pour sa part une "stabilité parfaite" du nombre d'inscriptions, alors qu'une meilleure situation règne à l'ULg depuis seulement trois ans, après quatre années de forte baisse. Ce sont les formations en informatique de "type court", données dans les hautes écoles, qui semblent enregistrer les baisses les plus criantes. Un phénomène est cependant généralisé : le manque d'attrait des étudiantes pour les ordinateurs. "Le rejet des études informatiques par les filles est un phénomène assez général" , constate le professeur liégeois Pierre Wolper. Les études en informatique garantissent pourtant avec une quasi certitude d'obtenir un emploi et un bon salaire. D'après les chiffres d'Agoria, 14 000 offres d'emploi restent sans réponse dans le secteur.

© La Libre Belgique 2007