Fini les missions kamikazes pour Leterme

Yves Leterme envisage la possibilité d'accepter une nouvelle mission de formateur mais ajoute qu'il ne le fera toutefois que s'il existe une vraie volonté de réaliser une réforme de l'Etat. "Sinon, il s'agira à nouveau d'une mission kamikaze à l'image de celle que j'ai déjà remplie et je ne suis pas prêt à recommencer", a-t-il dit dans une interview avec le périodique De Krant van West-Vlaanderen.

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Fini les missions kamikazes pour Leterme
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Yves Leterme envisage la possibilité d'accepter une nouvelle mission de formateur mais ajoute qu'il ne le fera toutefois que s'il existe une vraie volonté de réaliser une réforme de l'Etat. "Sinon, il s'agira à nouveau d'une mission kamikaze à l'image de celle que j'ai déjà remplie et je ne suis pas prêt à recommencer", a-t-il dit dans une interview avec le périodique De Krant van West-Vlaanderen. Yves Leterme a jeté l'éponge la semaine dernière après une mission de formation qui a trébuché sur la problématique institutionnelle.

Le leader CD&V est d'avis qu'il n'a pas sous-estimé la difficulté de la tâche de formation d'un gouvernement fédéral. "Je savais que ce serait difficile et même que nous connaîtrions une grave crise comme celle que nous connaissons. Nous devons maintenant veiller à ce que la crise reste gérable et pour le moment nous sommes à la limite de l'ingérable: les fuites continuent, l'initiative royale est discréditée et les partenaires potentiels se méfient les uns des autres", a déclaré M. Leterme dans cet entretien qui avait été accordé avant la désignation d'Herman Van Rompuy en tant qu'explorateur.

L'ex- et possible futur formateur ajoute encore que les partis francophones continuent à se comporter comme si la campagne électorale était toujours en cours. En fait, dit-il, ils sont déjà en campagne pour 2009.

"En tant que formateur il est alors difficile d'être au-dessus de la mêlée car on a peu de prise sur la situation. Finalement j'étais aussi un adversaire pour eux", ajoute-t-il encore. Yves Leterme n'est malgré tout pas pessimiste pour l'avenir. Dans quelques semaines il y aura un gouvernement même si on ne peut pas encore dire de quelle coalition il s'agira et quel sera son programme, dit-il.

Il envisage aussi la possibilité de ne pas devenir premier ministre. "Si on respecte le choix de l'électeur, il serait normal que je devienne premier ministre mais il y a des données qu'on ne maîtrise pas toujours", note-t-il à ce propos.