Un deuxième affront

Un coup d'assommoir. Marino Keulen, le ministre flamand des Affaires intérieures (Open VLD) a annoncé mercredi en avant-soirée qu'il ne nommerait pas trois des quatre bourgmestres de la périphérie bruxelloise qui restaient en attente de leur nomination. Une gifle cinglante pour Arnold d'Oreye de Lantremange (bourgmestre de Crainhem), Damien Thiéry (Linkebeek) et François van Hoobrouck (Wezembeek-Oppem), qui appartiennent tous au MR. Edito: Bonne fête Sire!

V.R.
Un deuxième affront
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158 jours Un coup d'assommoir. Marino Keulen, le ministre flamand des Affaires intérieures (Open VLD) a annoncé mercredi en avant-soirée qu'il ne nommerait pas trois des quatre bourgmestres de la périphérie bruxelloise qui restaient en attente de leur nomination. Une gifle cinglante pour Arnold d'Oreye de Lantremange (bourgmestre de Crainhem), Damien Thiéry (Linkebeek) et François van Hoobrouck (Wezembeek-Oppem), qui appartiennent tous au MR.

Seule la bourgmestre de Rhode-Saint-Genèse échappe au bras vengeur de Marino Keulen. Myriam Delacroix-Rolin, la seule CDH du quatuor, devrait être confirmée dans sa fonction. Elle avait, comme certains de ses homologues, envoyé les convocations électorales en français aux électeurs francophones de sa commune lors du scrutin communal d'octobre 2006, mais s'était ravisée ensuite, lors des élections législatives. Pour Marino Keulen, cela suffisait pour croire que Myriam Delacroix-Rolin a fait amende honorable.

À l'agonie

Dans les rangs francophones, c'est la stupeur. Hier soir, tous les GSM étaient éteints. Les rares qui décrochaient ne s'exprimaient qu'à visage masqué. "Nous sommes dans une situation de guerre, lâche un mandataire de la périphérie . Vous n'allez pas me dire : le moment choisi n'est pas anodin."

De fait. Alors que la négociation pour la constitution d'un prochain gouvernement est à l'agonie, le geste de Marino Keulen ressemble fort à un coup de grâce. Depuis des semaines, le président du FDF, Olivier Maingain, claironne que la nomination des bourgmestres francophones est un préalable à la négociation institutionnelle. Un cran plus bas, Joëlle Milquet, disait que leur nomination devait intervenir avant la signature d'un accord de majorité. Que vont-ils faire maintenant ? D'autant que Marino Keulen a indiqué hier soir que, s'il avait agi seul, il ne l'avait pas fait sans prévenir au préalable ni le président de son parti, Bart Somers, ni le chef du gouvernement flamand, le CD & V, Kris Peeters,et que ces derniers n'avaient même pas fait mine de vouloir arrêter son geste. Comme si les partenaires francophones de la future orange bleue devaient être prévenus, une fois encore, que leurs partenaires ne leur feraient aucun cadeau.