Bourgmestre sur le tard

Après une longue carrière dans l'administration, il n'est devenu bourgmestre (FDF) de Kraainem qu'en 2005, à un âge où d'autres auraient plutôt pensé retraite.

(P.G.)

Après une longue carrière dans l'administration, il n'est devenu bourgmestre (FDF) de Kraainem qu'en 2005, à un âge où d'autres auraient plutôt pensé retraite. A l'époque, les francophones de la commune se divisaient encore entre une liste du bourgmestre bilingue LBM (celle de l'ancien maïeur Léon Maricq) et une liste Union au profil francophone plus affirmé. Ce n'était plus le cas en octobre 2006. La Liste LBM n'a pas survécu au retrait de la vie politique de son leader et Union a remporté 18 sièges. En face, la liste flamande Open n'en a décroché que 5. A son grand dam, le député Open VLD Luk Van Biesen a perdu son poste d'échevin d'opposition et, par la même occasion, une bonne partie de son ouverture vis-à-vis des francophones.

Pour le reste, les principaux dossiers communaux de ces dernières années ont concerné les travaux publics, pas une pomme de discorde a priori. Mais comme dans toutes les communes à facilités, le plus délicat est toujours la relation avec la tutelle : province et Région (soit le ministre de l'Intérieur Marino Keulen...), beaucoup de structures ailleurs classiques (conseils des sports ou de la jeunesse par exemple) étant vues par les collèges francophones comme des instruments de flamandisation.