Pragmatisme payant ?

La doyenne des bourgmestres de la périphérie, non pas en âge (on ne se permettrait pas) mais en longévité. Myriam Delacroix-Rolin est devenue bourgmestre de Rhode-St-Genèse en 1988 et entame donc (enfin !) sa quatrième législature comme telle.

(P.G.)

La doyenne des bourgmestres de la périphérie, non pas en âge (on ne se permettrait pas) mais en longévité. Myriam Delacroix-Rolin est devenue bourgmestre de Rhode-St-Genèse en 1988 et entame donc (enfin !) sa quatrième législature comme telle. Elle succédait à l'époque à la CVP Céline Algoet, dont la fille, Anne Sobrie, est aujourd'hui chef de file de l'opposition flamande dans la commune. Sa liste ne s'appelle pas Union mais Intérêts communaux - Gemeentebelangen. C'est la seule bourgmestre francophone non-MR de la périphérie (elle est CDH) et son approche des questions communautaires diffère parfois de celle de ses collègues. Mais cela n'a pas empêché, de son propre aveu, les relations de la commune avec la tutelle flamande de virer à l'aigre depuis les circulaires Martens et Peeters, au milieu des années 90. En mai dernier, elle a par contre choisi de ne pas envoyer de convocations électorales en français pour les élections fédérales, au grand dam de son échevin (et député fédéral) Eric Libert (FDF) et n'a pas non plus organisé de conseil communal extraordinaire, avec interventions des conseillers communaux en français, le 22 octobre dernier. Ce qui lui vaut de finalement accéder au mayorat, fût-ce avec près d'un an de retard.