Le double assassinat de la mosquée du Cinquantenaire

Mercredi 29 mars 1989, en fin d'après-midi. Un adolescent, qui joue près de la mosquée du parc du Cinquantenaire, à Bruxelles, aperçoit trois hommes, le visage masqué par des cagoules noires, s'engouffrer dans une camionnette blanche. Peu après, on découvrira, dans son bureau, le corps sans vie du directeur du Centre islamique de Bruxelles, l'imam Abdallah ah-Adhal, un Saoudien sunnite de 35 ans. A ses côtés, gît le cadavre de Salem el Behir, 41 ans, bibliothécaire du Centre. Les deux victimes ont été tuées chacune de deux balles de 7,65 tirées l'une dans la nuque, l'autre dans la tempe. L'imam était connu pour sa modération et venait de déclarer qu'il était partisan d'un procès pour Salman Rushdie, l'auteur des "Versets sataniques", sur qui pesait une fatwa. Il avait reçu des menaces. L'assassinat avait provoqué un vif émoi et pas seulement dans la communauté musulmane, traversée alors par divers courants. Le 31 mars, le double assassinat était revendiqué, dans un message au quotidien libanais "Al Nahar", par l'"Organisation des soldats du droit", proche de Téhéran. Abdelkader Belliraj et son groupe dans le coup ?

J.-C.M.

Mercredi 29 mars 1989, en fin d'après-midi. Un adolescent, qui joue près de la mosquée du parc du Cinquantenaire, à Bruxelles, aperçoit trois hommes, le visage masqué par des cagoules noires, s'engouffrer dans une camionnette blanche. Peu après, on découvrira, dans son bureau, le corps sans vie du directeur du Centre islamique de Bruxelles, l'imam Abdallah ah-Adhal, un Saoudien sunnite de 35 ans. A ses côtés, gît le cadavre de Salem el Behir, 41 ans, bibliothécaire du Centre. Les deux victimes ont été tuées chacune de deux balles de 7,65 tirées l'une dans la nuque, l'autre dans la tempe. L'imam était connu pour sa modération et venait de déclarer qu'il était partisan d'un procès pour Salman Rushdie, l'auteur des "Versets sataniques", sur qui pesait une fatwa. Il avait reçu des menaces. L'assassinat avait provoqué un vif émoi et pas seulement dans la communauté musulmane, traversée alors par divers courants. Le 31 mars, le double assassinat était revendiqué, dans un message au quotidien libanais "Al Nahar", par l'"Organisation des soldats du droit", proche de Téhéran. Abdelkader Belliraj et son groupe dans le coup ?