Le TAK mure la maison communale de Linkebeek

Stupeur chez les habitants de Linkebeek qui ont découvert mardi matin au réveil le petit cadeau laissé durant la nuit par les militants du Taal Aktie Komitee (TAK).

Grégoire Comhaire
Le TAK mure la maison communale de Linkebeek
©BELGA

Reportage

Stupeur chez les habitants de Linkebeek qui ont découvert mardi matin au réveil le petit cadeau laissé durant la nuit par les militants du Taal Aktie Komitee (TAK). Après s'être essayés précédemment à la peinture en traçant la frontière linguistique sur le pont qui enjambe la voie de chemin de fer, ou en pratiquant le "taggage" sur les murs de la commune, ces grands amis du dialogue intercommunautaire se sont cette fois découverts des talents dans la maçonnerie. Durant la nuit, une poignée d'entre-eux n'a, en effet, pas hésité à dresser un mur de briques devant l'entrée de la maison communale. Un mur ironiquement bariolé du slogan "Stop het Cirkus" comme s'ils se l'étaient adressé à eux-mêmes.

"J'aurai préféré, explique cette riveraine en levant les yeux au ciel. Malheureusement je crois que ces gens sont trop malades dans leur tête pour se rendre compte de l'absurdité de leurs actes..."

Une déclaration qui en dit long sur l'état d'exaspération des habitants face aux agissements de cette poignée d'extrémistes extérieurs à la commune. Aucun incident n'avait pourtant été à déplorer la veille lors du conseil communal, régulièrement chahuté depuis quelques mois par les activistes du TAK et du Voorpost. Les patrouilles de police avaient également patrouillé jusque minuit sans repérer les moindres agissements suspects autour de la maison communale. " Ils ont attendu la nuit pour agir, dit ce riverain. Je trouve ça honteux qu'une poignée d'extrémistes viennent ainsi troubler la bonne entente qui règne ici."

A côté du mur, les activistes du TAK ont aussi placardé leurs habituelles affiches réclamant la fin des facilités et placé des faux scellés de la police sur toutes les fenêtres. Un dispositif que le bourgmestre, toujours en attente de nomination, Damien Thiéry (FDF) a décidé de laisser en place durant la journée. "J'aimerais que l'on se rende compte dans le reste du pays de ce que les habitants de la périphérie subissent" , a-t-il ainsi expliqué avant d'annoncer qu'il allait déposer plainte contre le TAK.