Manifestation à vélo pour le pouvoir d'achat

Plusieurs dizaines de manifestants ont défilé à vélo samedi après-midi à Liège et Bruxelles pour une augmentation du pouvoir d'achat favorisant le développement durable.

Manifestation à vélo pour le pouvoir d'achat
©Devoghel
BELGA

Plusieurs dizaines de manifestants ont défilé à vélo samedi après-midi à Liège et Bruxelles pour une augmentation du pouvoir d'achat favorisant le développement durable.

Une petite centaine de personnes se sont réunies dès 14 heures à l'Esplanade St-Léonard à Liège, et une trentaine à Bruxelles, où ils ont rejoint plusieurs quartiers commerciaux tels que la rue Neuve, l'avenue Louise et la place Flagey.

La manifestation a été mise sur pied par le Gracq (Cyclistes au quotidien) et diverses associations locales telles que Bruxelles Air libre ou le mouvement "Stop CHB", qui lutte contre la création de l'autoroute Cerexhe-Heuseux/Beaufays. "Dans le discours ambiant, nous voulons faire valoir un autre point de vue. Oui, il faut des mesures urgentes, mais il est nécessaire de mettre en place une véritable politique durable", explique François Schreuer, organisateur de la manifestation liégeoise.

Les participants défendent ainsi l'idée que la solution au problème du pouvoir d'achat se trouve dans un changement profond des modes de vie et dans une meilleure répartition des richesses. "La priorité, c'est d'investir dans l'isolation des logements, surtout précaires. C'est là une réponse bien plus durable qu'une réduction de la TVA. Le rôle des pouvoirs publics est de faciliter la transition vers des façons d'habiter, de se déplacer et de produire moins énergivores, de façon à faire cesser, à moyen terme, notre dépendance aux énergies fossiles", estime François Schreuer, qui insiste sur l'urgence d'investir dans les transports en commun.

Pour faire entendre cette voix, les manifestants avaient choisi le vélo, "symbole de cette nécessaire transition et réponse directe à la baisse du pouvoir d'achat".

Ce premier samedi des soldes est emblématique aux yeux des organisateurs d'une contradiction: les ménages plus précaires accèdent à des biens de première nécessité mais les soldes, d'autre part, entraînent une "surconsommation frénétique de biens superflus".