Di Rupo retrouve la tête et Leterme montre la sienne

Par rapport au baromètre de l'été, deux changements significatifs dans les positions personnelles en Wallonie. Et ce, pile aux deux extrémités du top 20.

Par rapport au baromètre de l'été, deux changements significatifs dans les positions personnelles en Wallonie. Et ce, pile aux deux extrémités du top 20.

D'abord, Elio Di Rupo retrouve un leadership qu'il avait sans discontinuité monopolisé 33 trimestres durant, entre mai 1999 et juin 2007. Il avait été dévolu, en octobre suivant, à Didier Reynders, puis pendant trois trimestres à un Guy Verhofstadt plébiscité pour son retour aussi spectaculaire qu'intérimaire. Mais, logé à la deuxième place en juin dernier, le président du PS avait retrouvé toutes ses chances. Par contraste, son homologue du MR avait été sorti voici trois mois d'un tiercé où il évoluait depuis mars 2007 ; M. Reynders subit cette fois un quatrième tassement consécutif. Comme s'il y avait un calque précis entre les évolutions des intentions de vote et les places respectives du PS et du MR (ci-dessus). Et on pourrait en dire autant du CDH et d'Ecolo : Jean-Michel Javaux se rapproche à 4 points d'une Joëlle Milquet dont il était encore éloigné de 14 points en mars 2007.

A l'autre bout du top 20, y entre enfin Yves Leterme. Enfin ? On veut dire : pour un Premier ministre, dont tous les prédécesseurs figuraient traditionnellement parmi les meilleures places, sinon à la première. Notez que, même depuis les limbes, M. Leterme avait déjà grappillé des points : il était à 3 en décembre 2007, 4 en mars 2008, 5 en juin dernier. Mais avec 5 de plus en un trimestre, le compte devenait bon, même de justesse.

Comme à Bruxelles, et à l'inverse de la situation en Flandre (pages suivantes), M. Leterme a profité de l'éclatement de son bébé de cartel entre le CD&V et la N-VA. Mais il n'y a pas que ça, puisqu'il avait déjà progressé de 3 points entre juin et la mi-septembre, avant d'en engranger 2 de plus lors de la seconde collecte des résultats. Deux points, cela dit, c'est la meilleure progression entre les deux phases de notre baromètre, ex aequo - on y revient - avec Elio Di Rupo.

Sinon, la meilleure progression "cumulée" du trimestre, à même hauteur que celle d'Yves Leterme, soit 5 points, donc, va à Laurette Onkelinx, qui avait, il est vrai, écopé de plusieurs pertes sèches ; tandis que la diminution la plus significative (4 points) frappe le commissaire européen Louis Michel. Enfin, depuis le 16 juin, pas d'autre entrée que celle d'Yves Leterme ; et pas d'autre sortie que celle de Catherine Fonck.

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