Demotte en appelle au bon sens des Flamands

Suite à l'arrêt rendu par la Cour constitutionnelle, qui dénonce une discrimination dans le système d'assurance-dépendance en application en Région flamande, le ministre-président wallon, Rudy Demotte, en appelle au "bon sens" de ses collègues flamands.

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Demotte en appelle au bon sens des Flamands
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Suite à l'arrêt rendu par la Cour constitutionnelle, qui dénonce une discrimination dans le système d'assurance-dépendance en application en Région flamande, le ministre-président wallon, Rudy Demotte, en appelle au "bon sens" de ses collègues flamands. Il annonce que sans réaction de la Région flamande à l'égard de la Wallonie, il interpellera le comité de concertation sur le sujet.

Saisie par la Région wallonne et la Communauté française, la Cour constitutionnelle a jugé mercredi que la Flandre devait ouvrir son système d'assurance-dépendance aux ressortissants d'autres Etats de l'Union européenne qui habitent en Wallonie et qui travaillent en Flandre. Par contre, elle n'a rien ordonné concernant les Wallons qui travaillent en Flandre.

Le système d'assurance-dépendance a déjà dû être revu à plusieurs reprises par la Région flamande, notamment suite à un arrêt de la Cour européenne de justice. Mais jamais le cas des Wallons n'a été résolu. La cour européenne avait noté qu'il s'agissait d'un problème belgo-belge, tandis que la cour constitutionnelle "déplore l'absence de disposition analogue dans les décrets des Communautés française et germanophone; et le manque de mesures fédérales de sécurité sociale".

Malgré l'absence de contrainte dans l'arrêt de la cour constitutionnelle à l'égard des Wallons, le ministre-président wallon Rudy Demotte en appelle au bons sens de la Région flamande et qualifie la situation d'"ubuesque". "Il convient d'éviter la situation qui verrait l'ensemble des Européens travaillant en Flandre bénéficier de cette disposition, exception faite des Wallons. Si le Gouvernement flamand voulait poursuivre un tel objectif, cela serait tout simplement incompréhensible tant sur le plan des principes qu'en termes de cohérence et d'efficacité des politiques; notamment d'emploi et de mobilité des travailleurs", a souligné Rudy Demotte.

Si l'autorité flamande ne répond pas favorablement à la demande, le ministre-président wallon a annoncé qu'il proposerait à son gouvernement de saisir le Comité de concertation le moment venu.