Jo Vandeurzen fustige le rôle de certains magistrats

L’ex-ministre de la Justice Jo Vandeurzen, qui fut le premier à démissionner dans le cadre de l’affaire Fortis, est passé sur le gril parlementaire lundi matin.

M.Bu.

L’ex-ministre de la Justice Jo Vandeurzen, qui fut le premier à démissionner dans le cadre de l’affaire Fortis, est passé sur le gril parlementaire lundi matin.

Le Limbourgeois a notamment pointé "les magistrats qui doutent qu’un ministre de la Justice puisse faire son travail si l’Etat belge est partie prenante dans une affaire. Faisant cela, il crée un lien de causalité très douteux. Ghislain Londers suggère la même chose", a-t-il dit. Selon Vandeurzen un ministre de la Justice peut faire part d’irrégularités dans une procédure au ministère public. Et "je ne suis pas d’accord avec ceux qui plaident le contraire et avec leur raisonnement: si vous estimez que le ministre de la Justice n’a pas à faire son travail dans certains cas, alors il faut une modification législative", a-t-il lancé aux membres de la commission.

Jo Vandeurzen est également revenu sur les circonstances de sa démission. Jeudi 18 décembre, il a reçu la désormais célèbre lettre d’Yves Leterme. Pourquoi son collègue ne l’a-t-il pas averti de cette lettre ? "Yves avait beaucoup travaillé, c’est la frustration qui l’a incité à prendre cette initiative, il a voulu réagir aux insinuations dans les journaux."

Mais le vendredi matin, lors du conseil des ministres, "j’ai continué à fonctionner normalement". Ce n’est qu’ensuite, malgré les appels de certains collègues - "dont Didier Reynders" - à utiliser l’article 1088 du code judiciaire (contre les abus de pouvoir), "après la lettre de Ghislain Londers, que j’ai démissionné". "J’étais dévasté", avoue-t-il d’ailleurs.

"Mon cabinet était composé de personnes intègres qui dans des circonstances difficiles ont essayé de faire leur travail", a conclu celui qui sera tête de liste CD&V dans le Limbourg pour le prochain scrutin régional.

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