Onkelinx confirme: la portée de l'avis semblait connue

Le chef de cabinet de la vice-première ministre Laurette Onkelinx confirme que le 6 novembre dernier, le chef de cabinet du ministre des Finances Didier Reynders semblait connaître l'orientation que prenait l'avis que s'apprêtait à énoncer le substitut d'Haeyer dans le dossier Fortis. Suivez la commission en direct vidéo

Onkelinx confirme: la portée de l'avis semblait connue
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Le chef de cabinet de la vice-première ministre Laurette Onkelinx confirme que le 6 novembre dernier, le chef de cabinet du ministre des Finances Didier Reynders semblait connaître l'orientation que prenait l'avis que s'apprêtait à énoncer le substitut d'Haeyer dans le dossier Fortis.

Olivier Henin, chef de cabinet de M. Reynders, a nié devant la Commission d'enquête parlementaire avoir eu connaissance, au préalable, du contenu de cet avis, ce qu'a confirmé le ministre des Finances. En revanche, l'ancien Premier ministre Yves Leterme, s'appuyant sur son ex-chef de cabinet, a répété lundi que "la portée générale" de l'avis semblait connue de M. Henin, à la suite d'un contact qu'il avait eu avec l'avocat de l'Etat belge.

Sur foi des dires récents de son chef de cabinet, Olivier Vanderijst, Mme Onkelinx a abondé dans le même sens mardi. La vice-première ministre a interrogé son chef de cabinet récemment vu que cette question fait débat.

Devant la Commission, elle a lu ce que M. Vanderijst lui a communiqué, à savoir que le 6 novembre, M. Henin est revenu en réunion (des chefs de cabinet), "énervé", évoquant auprès de M. D'Hondt (chef de cabinet d'Yves Leterme), des "indications" selon lesquelles l'avis "allait poser problème".


Di Rupo réclame une confrontation des chefs de cabinet Le président du PS Elio Di Rupo a plaidé mardi pour que la commission d'enquête Fortis mette en présence les chefs de cabinet du ministre des Finances Didier Reynders et de l'ancien premier ministre Yves Leterme. "S'il le faut, on doit mettre en présence les deux chefs de cabinet, qui disent des choses contradictoires. La pire des choses serait de donner l'impression au citoyen que l'on veut cacher quelque chose", a-t-il déclaré lors d'un déjeuner-débat au Cercle de Lorraine.

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