Cinq mois pour rien

Il est tôt, le 17 septembre 2008, quand la police frappe à la porte. Hélène doit se présenter au commissariat pour une formalité. La Congolaise obtempère sans comprendre.

An.H.

Il est tôt, le 17 septembre 2008, quand la police frappe à la porte. Hélène doit se présenter au commissariat pour une formalité. La Congolaise obtempère sans comprendre. Tout va très vite. On la met en cellule; on lui fait signer un ordre de quitter le territoire. Elle explique qu’elle vient de subir une opération chirurgicale et qu’elle demande sa régularisation pour raisons médicales. On ne l’écoute pas. On l’envoie à Merksplas. Une tentative d’expulsion a lieu le 3 décembre. Hélène refuse d’embarquer. Retour à Merksplas. Transfert à Bruges. Elle pleure, souffre d’insomnie. Le 23 février 2009, Hélène retrouve la liberté : l’Office des étrangers estime qu’elle pourrait être régularisée pour raisons médicales. Ce qu’elle réclamait depuis 5 mois, dès son arrestation.

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