Budget : les mots vrais !

Enfin ! Enfin ! Un de nos responsables politiques ose parler sans fard de la santé financière du pays. Qu’il s’agisse du tout frais émoulu vice-Premier ministre et ministre du Budget Guy Vanhengel ne peut que réjouir ceux qui pensent que la gestion publique est chose sérieuse.

Enfin ! Enfin ! Un de nos responsables politiques ose parler sans fard de la santé financière du pays. Qu’il s’agisse du tout frais émoulu vice-Premier ministre et ministre du Budget Guy Vanhengel ne peut que réjouir ceux qui pensent que la gestion publique est chose sérieuse. Et ces premières déclarations augurent, du moins veut-on l’espérer, que le temps de l’indifférence - ou de l’impuissance - gouvernementale est passé.

Car il est temps, plus que temps : urgent, que quelqu’un veuille bien prendre au sérieux l’état déliquescent de nos finances publiques; que quelqu’un cesse d’user de la langue de bois, sur un ton peiné et un air de "que voulez-vous qu’on y fasse", pour parler aux citoyens des dégâts causés par la crise économique et financière; que quelqu’un ose dire à ces mêmes citoyens qu’ils ne vont pas "rigoler" dans les mois et années à venir.

Il est tout de même ahurissant, élections régionales ou pas élections régionales, que nos gouvernants aient eu si peu, au cours de ces derniers mois, le sens de l’État et du bien commun. Au point de "laisser filer" - lisez "déraper", mais il fallait faire du politiquement correct et de maîtriser les choses - le budget de manière abyssale.

Chaque jour qui passe creuse plus profond le trou et rallonge d’autant de semaines les efforts qui seront demandés à la population.

Que de temps perdu pour dresser ce diagnostic pourtant évident. Il faudra faire beaucoup plus vite pour mettre en œuvre les remèdes.