Melchior Wathelet (CDH) : "Pas de tabous"

Austérité. Le secrétaire d’Etat au Budget, Melchior Wathelet (CDH) partage en grande partie le signal d’alarme tiré par son désormais ministre de tutelle, Guy Vanhengel. Il souligne d’ailleurs qu’il avait déjà attiré l’attention sur la gravité de la situation, il y a un mois. Pour lui, il faudra que chacun abandonne ses tabous.

Austérité. Le secrétaire d’Etat au Budget, Melchior Wathelet (CDH) partage en grande partie le signal d’alarme tiré par son désormais ministre de tutelle, Guy Vanhengel. Il souligne d’ailleurs qu’il avait déjà attiré l’attention sur la gravité de la situation, il y a un mois. Pour lui, il faudra que chacun abandonne ses tabous. "Tout le monde devra faire des efforts et des économies : l’Etat fédéral et la sécurité sociale, les Régions, les Communautés, les communes. Chaque niveau de pouvoir va devoir s’interroger sur ses dépenses et ses recettes." Car pour lui, l’effort doit autant porter sur les dépenses que sur les recettes. Faut-il freiner la croissance des dépenses de soins de santé ? "On peut en tous les cas y réfléchir", commente-t-il "mais même si l’on réduisait à néant la croissance de la Sécu, en passant de 4,5 à zéro pour cent de croissance, on n’aurait encore trouvé qu’un milliard d’économies. Or il faut identifier 20 milliards, à politique constante, c’est-à-dire un cinquième des recettes fiscales, ou encore un peu plus de deux fois la recette de l’impôt des sociétés, qui oscille 8 et 9 milliards par an". V.d.W.