Pas de panique dans les écoles

C’est bientôt la rentrée scolaire et deux dossiers risquent bien de la compliquer quelque peu. C’est ainsi que les journaux du groupe "Sud Presse" écrivaient, jeudi, que 800 élèves selon certaines sources, 2 500 selon d’autres n’avaient toujours pas d’école deux semaines avant la fin des vacances. Le plan grippe bouclé pour les hôpitauxMasques : la demande s’envoleNotre dossier sur la grippe A/H1N1

Pas de panique dans les écoles
©Christophe Bortels
J.-C.M. (avec Belga)

C’est bientôt la rentrée scolaire et deux dossiers risquent bien de la compliquer quelque peu. C’est ainsi que les journaux du groupe "Sud Presse" écrivaient, jeudi, que 800 élèves selon certaines sources, 2 500 selon d’autres, pour la plupart habitant Bruxelles ou le Brabant wallon, n’avaient toujours pas d’école deux semaines avant la fin des vacances.

Evidemment, les directeurs d’établissements scolaires devraient, en reprenant le travail dans les jours qui viennent, découvrir sur leurs bureaux plusieurs dizaines de lettres de désistement de parents qui, ayant demandé une inscription dans plusieurs écoles et ayant obtenu gain de cause dans l’une d’elles, auront retiré leur demande dans les autres.

"Les directions d’école reprendront le collier lundi. Elles dépouilleront le courrier et nous saurons alors exactement combien d’enfants n’auront toujours pas d’école", explique d’ailleurs la nouvelle ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet (CDH).

Selon elle, les "sans-école" sont environ 800, mais le collectif Décret Lotto, qui regroupe des parents en guerre contre le décret du ministre Dupont, évoque le sort des parents qui n’ont pas trouvé une place dans l’école de leur choix et dont le nombre tournerait autour de 2 500.

Deuxième dossier qu’il faudra gérer, celui de la grippe A/H1N1.

En France, dans une interview au "Figaro", le ministre de l’Education, Luc Chatel, s’est dit "prêt à fermer toutes les écoles" en cas de pandémie et annonce la mise sur pied de cours qui pourraient être donnés à distance aux élèves via les chaînes de radio (France Inter) et de télévision (France 5, principalement).

Marie-Dominique Simonet ne va pas jusque-là. Elle affirme que tous les scénarios sont envisagés et qu’on se prépare à toutes les éventualités. Dans un premier temps, la ministre veut toutefois mettre l’accent, dans une circulaire, sur les mesures d’hygiène. Mais, en cas de crise, dit-elle, l’aspect santé primera sur l’aspect pédagogique.

Concrètement, des affiches seront diffusées dans toutes les écoles. Le département n’entend en tout état de cause pas effrayer inutilement les enfants, qui ne doivent pas rentrer en classe la peur au ventre.

Des fermetures d’écoles ne sont pas à exclure mais on ne fixera cependant pas de seuil pour décider de la fermeture d’une école. Tout dépendra de l’évolution globale, mais aussi de la situation propre de l’école, dit-on au cabinet Simonet. La décision interviendra donc au cas par cas et, pour la prendre, on tiendra évidemment compte de l’avis des autorités sanitaires et médicales.

La ministre entend d’ailleurs mettre au point un outil qui permettra de suivre de près l’évolution sur le terrain, d’être informé régulièrement de l’augmentation ou de la diminution du nombre de malades et, ainsi, d’avoir une image en temps réel du nombre des absences.

En Flandre, toutes les écoles recevront dans les prochains jours un courrier du ministre flamand de l’Enseignement, Pascal Smet, avec des informations précises et des conseils. Il appartiendra aux différents réseaux d’enseignement de voir comment ils les mettront en œuvre.