Hal: "On entendait les gens crier à l'aide dans l'autre train"

"J'ai eu beaucoup de chance, je n'ai que des maux de tête", reconnaît Sébastien Duckers, Brainois de 23 ans qui se trouvait deux wagons après celui qui a été percuté par le train Louvain-Braine-le-Comte, lundi matin, à Buizingen. Le Brainois, qui effectue chaque jour la navette vers Bruxelles depuis 4 mois a été surpris par le choc de l'accident.

BELGA

"J'ai eu beaucoup de chance, je n'ai que des maux de tête", reconnaît Sébastien Duckers, Brainois de 23 ans qui se trouvait deux wagons après celui qui a été percuté par le train Louvain-Braine-le-Comte, lundi matin, à Buizingen. Le Brainois, qui effectue chaque jour la navette vers Bruxelles depuis 4 mois a été surpris par le choc de l'accident. "J'ai été projeté sur le siège devant moi", explique-t-il.

Dans son wagon, il y avait peu de blessés, mais beaucoup de voyageurs choqués, qui criaient et pleuraient. "J'ai vu un homme mort, dehors, et des gens passer la main par les fenêtres de l'autre train et crier pour demander de l'aide."

Les passagers valides ou légèrement blessés ont été guidés par la police et les cheminots vers le gymnase de Buizingen, à 300 ou 400 mètres du lieu de l'accident. "Mais au début, on nous a demandé de rester dans le train, parce qu'il existait un risque d'électrocution à cause du bris des caténaires."

Au gymnase, les rescapés ont été pris en charge. "On nous a servi une boisson chaude et les services d'ordre sur place ont consulté les passagers rescapés afin de relever leurs identités pour les assurances notamment", poursuit Sébastien Duckers. Certains blessés ont été amenés dans la salle de gymnastique, avant d'être évacués vers les hôpitaux en fonction de la gravité de leurs blessures.

Les services d'ordre ont aussi proposé aux voyageurs indemnes de regagner leur domicile à l'aide de bus spécialement mis en place ou par leurs propres moyens. "J'ai demandé à ma copine de venir me chercher, ça ne servait à rien de reprendre le bus pour ensuite être bloqué à Hal", commente le jeune homme.

Avant de partir, le navetteur n'a pas sollicité d'entretien avec un psychologue. "J'estime ne pas en avoir besoin, j'essaie juste d'évacuer ce que j'ai vécu en en parlant, avec mes amis ou avec les médias", lâche-t-il. "J'ai eu beaucoup de chance."

L'accident a fait au moins 125 blessés. Il y a également des morts, mais on ne sait pas encore combien à l'heure actuelle.

Sur le même sujet