L’alerte H1N1 revue à la baisse dans les écoles

Eté 2009. Rappelez-vous. La planète entière se préparait à affronter les pires conséquences de la pandémie de grippe A. En Belgique, les autorités mises en place pour y faire face nous annonçaient jusqu’à 4000 morts. Le pic était attendu pour la rentrée scolaire.

L’alerte H1N1 revue à la baisse dans les écoles
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X.Du.

Eté 2009. Rappelez-vous. La planète entière se préparait à affronter les pires conséquences de la pandémie de grippe A. En Belgique, les autorités mises en place pour y faire face nous annonçaient jusqu’à 4000 morts. Le pic était attendu pour la rentrée scolaire. Le vaccin, alors même pas encore mis au point, était commandé par millions de doses. Dans les écoles comme ailleurs, c’était le branle-bas de combat. Mesures d’hygiène à respecter et procédures à observer dès qu’un élève ou un enseignant était suspect d’avoir contracté la maladie.

Mieux : à partir du 1er octobre 2009, la totalité des établissements scolaires de la Communauté française furent contraints, par circulaire, à communiquer quotidiennement, via un site web sécurité créé spécialement pour l’occasion par l’organisme en charge du service informatique de la Communauté (Etnic), le nombre exact de leurs élèves et enseignants absents. "Je suis consciente du fait que cette demande alourdira vos tâches administratives, mais la santé des enfants qui nous sont confiés et des membres du personnel qui les encadrent justifie largement cet effort" écrivait alors la ministre Simonet dans une circulaire.

Mais aujourd’hui, ces mesures n’ont plus d’intérêt. Si, depuis le début de la pandémie, fin avril 2009, quelque 214531 personnes ont été officiellement contaminées par le virus H1N1 (dont 17 en sont mortes) dans le pays, le dernier rapport hebdomadaire du commissariat interministériel Influenza fait désormais état d’un "nombre des nouveaux cas de grippe A/H1N1 pour ces deux semaines tellement bas qu’aucune extrapolation fiable n’est possible sur base de l’enregistrement du réseau des médecins vigies, ce qui indique, poursuit le communiqué, que la circulation du virus est actuellement très faible dans la population".

Résultat : plus besoin de répertorier scrupuleusement sur ce site les absences dans les écoles. La ministre l’a fait en début de semaine à tous les pouvoirs organisateurs des écoles primaires et secondaires francophones : "J’ai le plaisir de porter à votre connaissance qu’il n’est plus nécessaire, dès réception de cette circulaire, de procéder à l’encodage quotidien, sur le site ad hoc, des absences pour maladie des élèves et des enseignants" leur a-t-elle écrit.

Daniel Reynders, le médecin coordinateur stratégique de la cellule influenza confirme une généralisation de la baisse des niveaux d’alerte dans le pays, le virus étant nettement moins actif. "Mais il ne s’agit que d’une mise en veilleuse. Tout le système reste en place et peut à tout moment être réactive" précise-t-il d’emblée. Ainsi, le call-center destiné à répondre à toutes les requêtes et autres inquiétudes de la population au plus fort de la pandémie ne fonctionne plus de manière spécifique. Et si le numéro est toujours en fonction, les appels sont désormais dirigés vers le call-center du SPF Santé publique, aujourd’hui à même de répondre à une demande nettement moins importante. A l’évidence, plus personne, ou presque ne s’inquiète de l’évolution de la grippe H1N1

En revanche, le système de médecins vigies, à partir duquel les autorités extrapolent le niveau de contamination de la population reste, lui, bien en place. Et il est toujours conseillé, pour les personnes à risque, qui ne l’ont pas encore fait, de se vacciner. Le pays n’est paraît-il en effet pas à l’abri d’un regain de vigueur du virus qui, s’il se montre aujourd’hui très discret, serait encore toujours bien présent.

Cellule Influenza : 080099777 ou www.influenza.be