Et c’est reparti

Dans deux ou trois semaines, plus peut-être, le commissaire royal, Jean-Luc Dehaene devrait (aurait dû ?) présenter un plan pour résoudre l’épineux dossier BHV.

placeholder

Dans deux ou trois semaines, plus peut-être, le commissaire royal, Jean-Luc Dehaene devrait (aurait dû ?) présenter un plan pour résoudre l’épineux dossier BHV.

Fort de son succès dans les sondages, Bart De Wever, le président de la N-VA, a choisi, par ses déclarations incendiaires, de rompre l’apparente quiétude actuelle, espérant ainsi torpiller le début des négociations. Les 3 bourgmestres de la périphérie, dit-il, ne seront pas nommés. C’est précisément le préalable posé par le FDF

Tactiquement, c’est bien joué. Tous les partis flamands le suivent. Bart De Wever est fidèle à lui-même : son objectif n’est pas de trouver un accord (cela signifierait la mort des partis nationalistes qui s’alimentent de nos petites querelles communautaires) mais bien de semer la zizanie - un sport dans lequel il est passé maître - et de démontrer que ce pays est ingouvernable.

Que faire? Le pire serait de se laisser entraîner dans cette surenchère communautaire. L’escalade verbale à laquelle on assiste, au Nord et au Sud, est dangereuse.

Il faut garder la tête froide et trouver un compromis honorable sur BHV dans lequel chacun devra abandonner une partie de ses exigences.

Le moment venu, après juin 2011, il faudra aussi répondre à la volonté grandissante des Flamands qui souhaitent une profonde réforme de l’Etat. Car se cantonner dans un refus obstiné ne fera qu’accroître les tensions. Un nouvel équilibre institutionnel, respectueux des sensibilités, est possible.

Encore faut-il le vouloir.