Après Viseur, Jacques Etienne évoque la fin de la Belgique

Le bourgmestre de Namur, Jacques Etienne (cdH), a évoqué la fin de la Belgique dans son discours des Fêtes de Wallonie et a appelé les Wallons à ne pas avoir peur de prendre leur destin en mains.Politic Twist, les coulisses de la campagne

BELGA
Après Viseur, Jacques Etienne évoque la fin de la Belgique
©Bruno Fahy

Le bourgmestre de Namur, Jacques Etienne (cdH), a évoqué la fin de la Belgique dans son discours des Fêtes de Wallonie et a appelé les Wallons à ne pas avoir peur de prendre leur destin en mains. "Si la scission de la Belgique est inscrite dans les astres (qui ont eux aussi une espérance de vie limitée), ce se ne sera pas la fin du monde. Je sais que ce langage peut encore heurter certaines sensibilités mais n'est-il pas temps de dire les choses comme elles sont?", s'est demandé M. Etienne.

S'il ne souhaite pas pour le moment une telle issue, M. Etienne estime qu'il faut s'y préparer. "Ce bon conseil ne date pas d'hier. La formule n'est pas neuve. Ce qui l'est davantage, c'est la plus grande disposition de nos concitoyens à regarder en face l'hypothèse d'une séparation. Sans y être favorable, il faut y être préparé. La lucidité n'est pas la résignation. Admettre la possibilité d'un divorce peut sauver un mariage", a-t-il ajouté.

Dans ce contexte, le bourgmestre de Namur a regretté les polémiques qui s'abattent sur les responsables politiques qui osent évoquer le développement d'une identité wallonne.

"La Wallonie, c'est le joli nom d'un beau pays, propre à inspirer les artistes. On a le droit de le porter comme un drapeau, de le chérir comme une patrie, sans mériter les amalgames désobligeants, les références aux nationalismes désastreux qui ont fait honte à l'humanité", a-t-il dit.

Vendredi, le bourgmestre de Charleroi Jean-Jacques Viseur, également cdH, a quant à lui appelé les Wallons à oser un "nationalisme ouvert et sans complexe" devant une Flandre qui vogue vers une forme d'indépendance. Le parti a aussitôt pris ses distances