Les étudiants dénoncent la suspension des inscriptions en médecine

Selon l'Assemblée générale des étudiants des Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur, les inscriptions en première année du grade de bachelier en médecine sont suspendues depuis le 20 septembre.

Belga
Les étudiants dénoncent la suspension des inscriptions en médecine
©Fahy

Selon l'Assemblée générale des étudiants des Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix de Namur, les inscriptions en première année du grade de bachelier en médecine sont suspendues depuis le 20 septembre.

Dans un communiqué, ils signalent que toute nouvelle inscription depuis cette date est mise sur une liste d'attente. "Dès lors, des étudiants qui remplissent les conditions d'accès aux études qu'ils visent sont laissés sur le carreau"; cette situation n'est pas acceptable, jugent-ils.

Si les étudiants disent comprendre la situation difficile dans laquelle se trouvent les Facultés, ils ne peuvent pour autant accepter la suspension des inscriptions. Les étudiants n'ont pas à faire les frais d'un manque d'infrastructures et de moyens des universités, affirment-ils.

Dès lors, ils demandent au ministre de l'Enseignement supérieur de la Communauté française, Jean-Claude Marcourt, de prendre les mesures pour refinancer au plus vite l'enseignement supérieur, afin de mettre à disposition des universités les moyens permettant l'accueil de tous les étudiants.

Les universités francophones ont toutes enregistré cette année des progressions importantes du nombre d'inscrits en première année de médecine. Au 15 septembre, les Facultés Notre-Dame de la Paix avaient vu leur nombre global d'étudiants augmenter de 7% tandis que les inscriptions pour la médecine progressaient de 15% par rapport à l'an dernier.

Etudiants souvent absents des organes de concertation dans le supérieur

La participation des étudiants universitaires aux organes dans lesquesl ils sont représentés fonctionne bien mais la situation dans les Hautes écoles est bien moins brillante et des Conseils étudiants s'y sont vu retirer les subsides pour 2010, a indiqué mardi le ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt.

Il a confirmé qu'il prépare un décret modifiant le système de représentation étudiante, afin d'éviter un monopole de la Fédération des Etudiants Francophones (FEF).

Répondant mardi en Commission de l'Enseignement supérieur du parlement de la Communauté française à une question de Zakia Khattabi (Ecolo), le ministre a précisé qu'il avait demandé en mars à son administration une évaluation sur la participation étudiante au niveau communautaire et au niveau local.

Dans les universités, le rapport montre que les Conseils des Etudiants ou organisations représentatives des étudiants constituées au niveau local remplissent bien les missions qui leur sont dévolues.

Mais pour les Hautes Ecoles, il ressort que la gestion financière et comptable n'est pas satisfaisante pour bon nombre de Conseils des étudiants. Quatre Conseils se sont d'ailleurs vu retirer l'octroi de subsides pour 2010. Une procédure de bonne gestion, avec mention des actions et dépenses autorisées ou refusées, a été adoptée le 21 mai par le Commissaire du gouvernement, a souligné M. Marcourt.

En outre, la participation étudiante au niveau des organes de gestion varie d'une Haute école à l'autre et dans deux Hautes écoles, la participation constatée est nulle.

Dans les écoles supérieures des arts, des problèmes de gestion comptable ont aussi été constatés et la même procédure mise en place dans les Hautes écoles sera appliquée.

Le rapport fait encore état d'une participation étudiante qui a diminué de manière significative dans les Conseils.

Les représentants des organisations représentatives des étudiants ont participé, en 2009-2010, à 8,33 % des réunions du Conseil interuniversitaire de la Communauté française, à 25 % des réunions du Conseil général des Hautes écoles, à 21 % des réunions de l'Agence pour l'évaluation de la qualité dans l'enseignement supérieur et à aucune réunion du Conseil d'appel des allocations d'études.

Pourtant la participation à ce Conseil était considérée comme une demande "historique" des organisations étudiantes, a relevé M. Marcourt.

Le rapport cité par le ministre mentionne encore qu'à la suite des fusions ou intégrations opérées entre les établissements d'enseignement supérieur, on constate une tendance qui conduirait à une situation de monopole de la FEF si le gouvernement, en application de l'article 31 dudit décret, choisissait de retirer la reconnaissance de l'Unécof.

Le rapport estime que des modifications décrétales qui permettraient une représentation proportionnelle semblent indispensables si l'on veut éviter une situation de monopole.