UCLouvain: Namur dit non à la fusion

Le projet de fusion des quatre universités catholiques de la Communauté française n'a pas passé le cap de l'assemblée générale des Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix à Namur.

L.G.
UCLouvain: Namur dit non à la fusion
©BELGA

Le vote de ce vendredi après-midi s'y est soldé par un résultat de 30 oui et 14 non, c'est-à-dire 68 % de voix en faveur de la fusion, ce qui est inférieur aux 80% nécessaires pour modifier les statuts des Facs de Namur, organisées en asbl.

Ce vote négatif, qui survient après que les trois autres universités - UCL, Fucam (Mons) et Saint-Louis (Bruxelles) - ont voté en faveur de la fusion, signifie la fin du projet de fusion des universités catholiques. Les recteurs l'avaient bien précisé avant cette semaine cruciale: la fusion se fait à quatre, pas à deux ou trois.

"Et il n'y aura pas de deuxième tour de vote", avait ajouté le recteur de l'UCL, Bruno Delvaux. Les recteurs avaient également affirmé qu'il n'y avait pas de plan B. L'échec du plan A - la fusion - signifie dès lors, outre une immense déception dans les rangs des quatre universités, le début d'une période d'incertitude.

Les FUNDP renoncent à la fusion: "une décision logique"

Le résultat du vote vendredi de l'assemblée générale des Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix (FUNDP), qui ne permettra pas la fusion des quatre universités catholiques francophones, est "logique", selon l'assemblée générale des étudiants (AGE). Pour les étudiants, le projet de fusion a été caractérisé par un manque de communication engendrant un déficit de confiance. Pour l'AGE, l'heure est à présent au rassemblement au sein de l'université namuroise. Celle-ci doit, "pour garder la tête hors de l'eau", "oeuvrer à la création de projets propres, innovants et d'envergure et au retour d'un dynamisme".

L'AGE témoigne sa confiance envers les personnes qui font vivre l'institution namuroise et en "leur volonté et leur capacité" à "construire un projet porteur d'avenir" pour l'université. L'assemblée générale des Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix (FUNDP) n'a pas obtenu vendredi après-midi les 80% de voix nécessaires à la fusion des quatre universités catholiques francophones en une future structure baptisée UCLouvain, ne récoltant que 68% des voix (30 pour et 14 contre).

Les Facultés Universitaires Saint-Louis (FUSL) avaient voté jeudi en faveur du projet de fusion. L'UCL et les Facultés Universitaires Catholiques de Mons (FUCaM) avaient également approuvé le projet de fusion mercredi.

"Un manque de confiance" selon le recteur

"Ce qui nous a manqué, c'est de la confiance. Le projet était peut-être trop compliqué, pas assez clair. C'est un réflexe de peur", a déclaré lors d'une conférence de presse Yves Poullet, recteur des FUNDP, après que celles-ci ont renoncé à la fusion des quatre universités FUNDP, FUCaM, FUSL et UCL dans le cadre d'une structure commune baptisée UCLouvain. Vendredi, l'assemblée générale des FUNDP a réuni un quorum de 68 pc de votes favorables à la fusion. Un quorum de 80 pc de votes favorables était requis. Ce chiffre avait été atteint par les trois autres partenaires.

"Nous sommes K.O. car nous avions fondé beaucoup d'espoirs sur l'issue positive de ce projet", a commenté Bruno Delvaux, recteur de l'UCL. "Aujourd'hui, il manque quelque chose, mais on va tout faire pour que ce projet puisse voir le jour", a pour sa part ajouté Bart Jourquin, recteur des FUCaM. "Ce n'est pas que nous sommes opposés à cette fusion, mais on a senti un certaine frilosité du côté du personnel administratif, technique et ouvrier. Il y aussi la crainte que ne soient pas reconnues les spécificités de nos enseignements et centres de recherches", a notamment expliqué Yves Poullet.

Jean-Paul Lambert, recteur des FUSL et président de l'académie Louvain, a indiqué qu'aucun "plan B" n'avait été élaboré. Lundi, les recteurs se réuniront afin de "digérer" et de "tirer des leçons". Pour Yves Poullet, "il faut aller plus loin que le constat d'échec". Quant à Jean-Paul Lambert, il a déclaré rester optimiste.


Athénée royal de Gembloux: les professeurs entendus par le cabinet Simonet Environ 35 professeurs, éducateurs, élèves et parents d'élèves de l'Athénée royal de Gembloux se sont rendus vendredi au cabinet de Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement obligatoire, pour protester contre un changement de préfet au sein de l'établissement. Une délégation a été reçue par des collaborateurs de la ministre et en est ressortie vers 15h30. Environ 80 professeurs et membres du personnel de l'Athénée s'étaient rassemblés mercredi pour protester contre l'arrivée d'un nouveau préfet dès janvier 2011. Ils avaient appris inopinément que, sur proposition de la commission interzonale d'affectation, Bernard Jonckers, l'actuel préfet, serait remplacé par Yvan Verdonck, actuel directeur de l'Institut des techniques et des commerces agro-alimentaire (ITCA) de Suarlée. "Nous ressortons de cette réunion plus ou moins satisfaits. D'un côté, c'est tout à fait légal: monsieur Verdonck a le droit statutairement d'avoir ce poste. La commission interzonale d'affectation ne peut que prendre acte et la ministre doit suivre. D'un autre côté, le cabinet de Marie-Dominique Simonet s'engage à trouver une solution", a expliqué Raymond Otte, délégué SLFP. Aucune piste n'a été énoncée concernant les solutions éventuelles. "Ils sont en train de plancher, mais ils ont bien compris nos demandes", a ajouté Raymond Otte. Les professeurs avaient notamment signalé qu'un changement de préfet en milieu d'année scolaire n'était pas souhaitable, soulignant que des projets tels que la filière immersion avaient été mis en place avec le préfet, et qu'on ne changeait pas une équipe gagnante. Les membres du cabinet n'ont déterminé aucune date pour communiquer les alternatives qu'ils estiment adéquates.