Le déficit du budget fédéral 2010 serait moins important que prévu

Le gouvernement fédéral reprend ses activités la semaine prochaine. Un Comité ministériel restreint se réunit mercredi prochain et devrait notamment entériner les chiffres définitifs du budget 2010. On a appris à ce propos que les résultats sont meilleurs qu'espéré.

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Le gouvernement fédéral reprend ses activités la semaine prochaine. Un Comité ministériel restreint se réunit mercredi prochain et devrait notamment entériner les chiffres définitifs du budget 2010. On a appris à ce propos que les résultats sont meilleurs qu'espéré. Pour le budget fédéral, on atteindrait un déficit de 3,5pc du PIB, soit 0,3pc de moins que ce qui était prévu dans le programme de stabilité. Ce résultat est notamment dû aux excellentes recettes fiscales, à une maîtrise des dépenses, à une bonne gestion de la dette et du budget de la sécurité sociale et à de bons résultats en matière d'emploi, souligne-t-on dans les milieux gouvernementaux. "Nous enregistrons d'excellents résultats. Nous sortons plus vite de la crise que la plupart des pays mais la crise politique risque de nous handicaper pour l'avenir", remarquait-on encore.

Le budget fédéral 2010 se clôturerait en effet avec un déficit de 3,5pc du PIB alors que le programme de stabilité prévoyait 3,8pc. Si l'on tient compte des budgets des entités fédérées et des pouvoirs locaux, on arriverait ainsi à un déficit de quelque 4,4pc du PIB. Le résultat final représente donc environ 1 milliard d'euros de moins que prévu.

Le gouvernement ne devrait pas encore trancher la semaine prochaine sur le budget 2011 même si certaines mesures sont prêtes pour stabiliser la situation. On pourrait atteindre un déficit de 3,3 à 3,2 pc du PIB pour le budget fédéral et arriver sous les 4pc pour l'ensemble du budget, laissait-on encore entendre. Dans les derniers jours de décembre, le premier ministre Yves Leterme, a annoncé qu'il allait examiner pendant les vacances de fin d'année les mesures qui peuvent être prises afin d'être prêt dans la seconde partie du mois de janvier.

Si les négociations se débloquent d'ici là, ajoutait-il, il transmettra ce travail préparatoire à celui qui lui succédera au "16". Si elles sont toujours dans l'impasse, le gouvernement sera prêt à prendre des mesures, avait-il encore précisé.

Si les discussions politiques sont à l'arrêt, la pression des marchés continue en revanche à se faire sentir. On constatait vendredi que le taux d'intérêt pour les obligations belges à 10 ans poursuivait son ascension pour atteindre le plus haut niveau depuis juin 2009. Selon Bart Van Craeynest, de la société de Bourse Petercam, la hausse des taux belges n'est pas seulement due à la crise politique mais aussi au niveau de la dette belge, qui n'échappe pas aux marchés.