La task force enseignement se penchera aussi sur le décrochage scolaire

La "task force enseignement" regroupant la Région bruxelloise, les Communautés française et flamande et les Commissions communautaires de Bruxelles chargées de plancher sur les projets de nouvelles constructions scolaires coordonnera désormais également les moyens de lutter contre le décrochage scolaire, a annoncé lundi le ministre-président bruxellois, Charles Picqué.

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La task force enseignement se penchera aussi sur le décrochage scolaire
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La "task force enseignement" regroupant la Région bruxelloise, les Communautés française et flamande et les Commissions communautaires de Bruxelles chargées de plancher sur les projets de nouvelles constructions scolaires coordonnera désormais également les moyens de lutter contre le décrochage scolaire, a annoncé lundi le ministre-président bruxellois, Charles Picqué. De son côté, la Région bruxelloise a déjà concentré la collaboration des différents départements actifs en son sein dans cette matière en les regroupant dans un même portefeuille ministériel.

A Bruxelles, un cinquième des jeunes quittent l'enseignement sans diplôme de l'enseignement secondaire supérieur. De données statistiques de la Communauté française, il ressort que le retard scolaire y est plus important par l'arrivée d'une population immigrante. Selon M. Picqué, le sort de Bruxelles n'est pas différent de celui des grandes métropoles qui concentrent des populations à la fois plus riches et plus qualifiées que la moyenne mais également des classes populaires plus paupérisées au niveau scolaire.

Les ménages les plus pauvres et au capital culturel le plus faible sont concentrés dans les quartiers les moins chers de la capitale. L'échec scolaire et le retard scolaire y sont plus marqués que dans les autres quartiers. Ces deux phénomènes sont liés au décrochage scolaire contre lequel la Région bruxelloise lutte à l'aide de 313 projets qui ont touché 18.000 élèves en 2010 via des actions de prévention dans l'enseignement primaire, de prévention, de remédiation et de lutte contre la violence dans le secondaire. Selon M. Picqué, le "Dispositif d'Accrochage scolaire" a connu une augmentation budgétaire de 843% en 10 ans, pour atteindre près d'1,5 millions d'euros, pour 2010-2011.

Par ailleurs, la Commission communautaire française de Bruxelles consacre aussi des moyens à la lutte contre le décrochage scolaire, principalement en soutenant des écoles de devoir (123 actions), de la remédiation et la découverte et le développement culturel, au travers du soutien qu'elle apporte à 300 associations en matière de cohésion sociale. Autre axe de travail: la politique de prévention, et en particulier les 19 plans locaux de prévention et de proximité financés par la Région, le décrochage scolaire constituant un facteur de risque favorisant l'entrée dans la délinquance. Le subside régional affecté à cet axe de la politique de prévention s'élève à 2,8 millions d'euros en quatre ans.