Le taux de redoublement en légère régression

Le taux de redoublement dans l'enseignement obligatoire a légèrement régressé de manière quasi généralisée, à l'exception de la charnière entre le 2e et 3e degré du secondaire, ressort-il des indicateurs de l'enseignement présentés vendredi à Bruxelles.

BELGA
Le taux de redoublement en légère régression
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Le taux de redoublement dans l'enseignement obligatoire a légèrement régressé de manière quasi généralisée, à l'exception de la charnière entre le 2e et 3e degré du secondaire, ressort-il des indicateurs de l'enseignement présentés vendredi à Bruxelles.

Dans l'enseignement primaire, pour la première fois depuis 10 ans, le taux de redoublement en 2008-2009 a été en légère baisse de la 1e à la 6e année. Il varie de 6,8 pc en 1e année à un peu moins de 2 pc en 6e. Dans l'enseignement secondaire, le redoublement est en faible régression également, à l'exception des 4e et 5e années. Dans ces années médianes (3e, 4e et 5e), il reste élevé, variant de 17 à 20 pc. "Il y a pour le moins un frémissement positif", selon la ministre de l'Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet. Mais l'effet de seuil qui se produit dans l'enseignement secondaire se traduit par "une persistance inquiétante des taux de retard, particulièrement à la charnière entre le 2e et le 3e degré", convient-elle.

Mme Simonet compte dès lors adapter la réforme pédagogique du 1er degré, dans le cadre d'un 1er degré "véritablement commun". La continuité des apprentissages et les partenariats entre écoles primaires et secondaires, prônés dans le décret inscriptions, constituent d'autres pistes, selon elle, ainsi que le soutien et la remédiation le plus tôt possible dans le cursus scolaire.

Mme Simonet cite en exemple l'évaluation externe, déjà obligatoire pour l'obtention du CEB. Selon un modèle semblable, l'application d'une évaluation externe "à l'ensemble des élèves terminant le premier degré du secondaire" devrait renforcer le socle commun, souligne la ministre.