Radioactivité au Japon: faibles retombées en Belgique

Les retombées environnementales liées à la radioactivité au Japon devraient être faibles en Belgique du fait de la dilution dans l'eau et dans l'air, a indiqué mardi Paul-Dominique Dumont, professeur de physique nucléaire à l'Université de Liège (ULg).

Radioactivité au Japon: faibles retombées en Belgique
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Les retombées environnementales liées à la radioactivité au Japon devraient être faibles en Belgique du fait de la dilution dans l'eau et dans l'air, a indiqué mardi Paul-Dominique Dumont, professeur de physique nucléaire à l'Université de Liège (ULg), contacté par l'agence Belga.

Un nuage radioactif avait traversé, il y a quelques jours, de nombreux pays à la suite de l'explosion de la centrale nucléaire de Fukushima.

Outre ce nuage, l'opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, la société Tokyo Electric Power (Tepco), a annoncé lundi que de l'eau fortement radioactive s'était échappée des bâtiments des réacteurs.

Des nappes d'eau radioactive, très probablement échappée des réacteurs, avaient déjà été retrouvées au sous-sol des salles abritant les turbines, mais c'est la première fois que les ingénieurs de Tepco décelaient la présence de cette eau polluée à l'extérieur.

"L'impact de la catastrophe sera peu important sur notre environnement du fait de la dilution de la radioactivité dans les masses d'air ainsi que dans les masses d'eau", explique Paul-Dominique Dumont.

Le spécialiste nucléaire a également indiqué que la Belgique était peu concernée par la radioactivité au Japon étant donné la distance qui sépare le pays de l'archipel, soit plusieurs milliers de kilomètres. Autour de la centrale, la situation est bien plus problématique étant donné qu'il n'y a presque pas d'effets de dilution à cet endroit, a encore indiqué le professeur de physique nucléaire.

De son côté, l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) a indiqué qu'il était pour l'instant difficile de juger l'impact que la catastrophe au Japon aura à plus ou moins long terme en Belgique et ailleurs. Elle estime cependant que les chaînes alimentaires exposées à l'air libre sont plus sensibles à la radiation que celles présentes dans l'eau.

Le WWF Belgium n'a, quant à lui, pas souhaité faire de commentaires à ce sujet car il ne dispose pas, pour l'instant, d'assez d'informations sur la question.


De faibles traces radioactives détectées en Asie De faibles traces radioactives provenant de la centrale nucléaire accidentée de Fukishima au Japon ont été détectées dans plusieurs pays d'Asie, dont les autorités prennent soin de préciser que les quantités trouvées sont sans danger pour la population. Les autorités chinoises, sud-coréennes et philippines ont détecté des substances radioactives. "Nous avons détecté des isotopes, mais nous demandons à la population de ne pas paniquer", a déclaré mardi à l'AFP Tina Cerbolis, porte-parole pour l'Institut de recherche nucléaire des Philippines. "Ce sont des quantités minuscules dans l'air", a-t-elle ajouté. L'institut a publié mardi un rapport disant que la contamination provenanit de la centrale de Fukishima, accidentée depuis le séisme et le tsunami du 11 mars. "La surveillance du niveau de la radioactivité à travers le monde, y compris aux Philippines, a détecté de très faibles quantités d'isotopes radioactifs, qui semblent venir de la centrale nucléaire de Fukushima et qui ne posent aucun danger à la santé de la population", ont indiqué les autorités philippines du nucléaire. Le gouvernement chinois a lui aussi annoncé mardi avoir trouvé à nouveau de très faibles quantités d'iode 131 radioactif dans l'atmosphère, dans les provinces côtières du quart sud-est du pays, de Shanghai (est) jusqu'au Guangxi (sud), ainsi que dans l'Anhui, située à l'intérieur des terres. Des niveaux également très faibles de contamination de l'air avaient été relevés durant le week-end dans le Heilongjiang (nord-est). Des traces d'iode radioactif ont aussi été détectées à sept endroits de Corée du Sud, dont la capitale Séoul. Là aussi, les autorités se voulaient rassurantes. "Je peux vous assurer que ces quantités n'auront strictement aucun impact sur la vie des citoyens ordinaires de Corée du Sud", a déclaré à la presse Yun Choul-Ho, le directeur de l'Institut coréen pour la sécurité nucléaire. Plusieurs pays de la région ont également interdit l'importation de certaines denrées provenant des préfectures voisines de la centrale, notamment le lait et les légumes. Et les passagers de vols en provenance du Japon sont examinés dans certains aéroports pour vérifier s'ils ne sont pas contaminés. Deux Japonais ont été brièvement hospitalisés après leur arrivée mercredi dernier en Chine sur un vol commercial en provenance de Tokyo parce qu'ils présentaient des taux élevés de radioactivité.

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