Michelle Martin: pas de règlement légal pour une nouvelle identité

Malgré son rôle dans l'une des affaires de pédophilie les plus marquantes de l'histoire de la Belgique et son état d'ex-épouse de Marc Dutroux, Michelle Martin ne doit pas compter sur une nouvelle identité après son éventuelle libération conditionnelle.

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Michelle Martin: pas de règlement légal pour une nouvelle identité
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Malgré son rôle dans l'une des affaires de pédophilie les plus marquantes de l'histoire de la Belgique et son état d'ex-épouse de Marc Dutroux, Michelle Martin ne doit pas compter sur une nouvelle identité après son éventuelle libération conditionnelle. Cette procédure n'est prévue que pour les repentis, les témoins et les policiers, rappelle lundi Stef De Decker, de l'institut de recherche sur le droit pénal de la K.U.Leuven. Mais en cas de libération, où Michelle Martin pourrait-elle aller? Si le tribunal lui permet de se réintégrer dans la société, les communes ne pourront pas s'opposer à sa venue, explique M. De Decker. Les pays voisins de la Belgique ne pourraient pas non plus, en principe, refuser qu'elle s'y installe, sauf si l'une des conditions à sa libération lui interdit évidemment de quitter le territoire belge.

Elle ne pourra donc pas se cacher et ne pourra pas non plus compter sur une nouvelle identité ou une maison fournie par l'Etat. Ce type d'avantages n'est pas prévu pour les personnes condamnées, selon M. De Decker.

Il reste évidemment la possibilité d'un changement de nom par la voie classique, à laquelle de nombreuses personnes portant le nom de Dutroux ont eu recours dans les années '90. Mais cette procédure est aussi soumise à de strictes conditions. De plus, le changement de nom "n'est pas un droit mais une simple faveur", peut-on lire sur le site du SPF Justice.